Les choses ont tellement changé. Cela paraît fou, mais dans une époque pas si lointaine, une quinzaine d’années, on pouvait s’acheter un haut de gamme français équipé d’un gros moteur thermique. Si aujourd’hui, plus aucun ne dépasse 4 cylindres pour une maigre cylindrée (1,6 l), au tournant des années 2010, on trouvait encore des V6, que ce soit chez Citroën ou Renault. Le double chevron, qui à l’époque nourrissait de belles ambitions en haut de gamme, proposait sa C5, une berline à trois volumes (donc avec un coffre séparé de l’habitacle) dotée d’un 3,0 l HDi développant quelque 240 ch.
Adroitement dessinée et luxueusement présentée, elle en imposait ! En face, Renault a tenté de lui opposer sa Latitude, elle aussi une berline à trois volumes qui pouvait bénéficier d’un 3,0 l diesel de 240 ch également. L’une commence à devenir recherchée par les passionnés, la C5, l’autre a sombré dans l’oubli, la Latitude. Pourtant, ces deux hauts de gamme performants et relativement peu gourmands se dégottent dans des zones de prix très similaires et abordables. Laquelle choisir ?
Les forces en présence
Ligne originale et personnelle pour la Citroën C5 V6 3.0 HDi, ici en 2009. Le Cx s'établit à un bon 0.29.Citroën C5 V6 3.0 HDi (2009 – 2013), berline 4 portes, 5 places, 6-cylindres en V, 3,0 l, 240 ch, 1 766 kg, 243 km/h, à partir de 3 500 €.
Exact contrepoint à la Vel Satis, la Renault Latitude est une très classique berline à trois volumes, sans aucune originalité. Ici en 2010.Renault Latitude 6 3.0 DCi (2010 - 2015), berline 4 portes, 5 places, 6-cylindres en V, 3,0 l, 240 ch,1 655 kg, 234 km/h, à partir de 3 500 €.
Présentation : technologie propre vs badge engineering
On a pu reprocher à la Citroën C5 II son coté un peu germanisant, avec sa ligne de caisse très haute, mais force...