Personne n’avait vu le coup venir. Ou plutôt si, mais on n’y avait pas cru. Quand Volkswagen a annoncé, au cours des années 90, son désir d’attaquer sur les prix, cela n’avait suscité que quelques haussements de sourcils. La marque allemande vendait alors des autos nettement plus chères que leurs concurrentes, qui en profitaient également pour gonfler leurs tarifs. Ainsi des Peugeot 306 et Renault Mégane, notamment.
Et puis, patatras. Fin 1997, le constructeur de Wolfsburg présente une Golf de 4e génération très impressionnante par sa qualité apparente, nantie d’une finition inimaginable pour une compacte. Ce, en la proposant à des prix parfois inférieurs à ceux de ses rivales à équipement comparable. Comment était-ce possible ? Volkswagen a chipé à GM un certain José Ignacio López de Arriortúa (ce qui se soldera par un procès en espionnage industriel), un directeur des achats impitoyable.
Extérieurement, la VW Golf IV GTI, ici en 1998, ne se différencie pratiquement pas de ses soeurs, même pas un filet rouge sur la calandre !En pratiquant un « cost-killing » de fou, notamment auprès des fournisseurs, il parviendra réduire les coûts de fabrication. De plus, la Golf IV partage presque toute sa tech...
[Courte citation de 8% de l'article original]