L'alcool ne détruit pas seulement le foie, il provoque aussi de graves troubles cognitifs, souvent mal diagnostiqués et confondus avec la maladie d'Alzheimer. Au stade précoce et repérée à temps, cette démence, liée à l'alcool, peut être évitée par de simples apports vitaminiques. Malheureusement, en évoluant vers sa forme chronique, le syndrome de Korsakoff est, quant à lui, irréversible, laissant des milliers de personnes en souffrance…
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En France, des milliers de personnes vivent, littéralement, dans l'oubli ; parfois, au cœur même de nos structures sanitaires ou médico-sociales. Ces patients présentent un syndrome de Korsakoff, une pathologie grave, méconnue, souvent confondue avec la « démence alcoolique » ou autres troubles cognitifs. Mais le plus inquiétant est peut-être que l'immense majorité de ces cas pourraient être évités, grâce à un simple apport en vitamine. À condition qu'ils soient correctement diagnostiqués.
Lorsque l'on pense « démence précoce », autrement dit problèmes de mémoire avant 65 ans, les premiers mots qui viennent à l'esprit sont généralement « maladie d’Alzheimer ». Pourtant, dans les pays occidentaux, la première cause de démence avant 65 ans est... l'alcoolalcool. Ce fait, peu connu du grand public, est aussi ignoré par de nombreux professionnels de santé.
Parmi les troubles cognitifs causés par l'alcool figure le syndrome de Korsakoff. Cette affection sévère, chronique et irréversible résulte de la combinaison de deux mécanismes : la toxicité directe de l'alcool pour les neuronesneurones et, surtout, la carencecarence en thiamine (vitamine B1vitamine B1).
Alors que les carences en thiamine sont faciles à diagnostiquer et à prévenir, elles restent pourtant massivement négligées, ce qui condamne des milliers de patients.
Alcool et démence
Les résultats de divers travaux de recherche indiquent que consommation excessive d'alcool et risque de démence sont étroitement liés.
En France, une étude menée sur une vaste cohortecohorte nationale comportant plus de 57 000 cas de démence précoce a révélé qu'environ 60 % des cas survenus avant 65 ans étaient liés à l’alcool.
Les résultats d'une autre étude, menée en Finlande, indiquent quant à eux que le trouble de l'usage de l'alcool multiplie par environ 5,7 le risque de démence précoce chez les hommes et par 6,1 chez les femmes. Une autre revue de littérature scientifique récente indique également que la consommation excessive d'alcool est responsable de 8 % des nouv...
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