Des millions de personnes prennent des statines, comme la Simvastatine (ci-dessus), pour faire baisser leur niveau de cholestérol. De nouveaux traitement inhibant les PCSK9 peuvent faire chuter ce taux encore plus drastiquement.
Aux États-Unis, une personne meurt de cardiopathie toutes les trente-trois secondes. Cela demeure la principale cause de décès dans le pays. Dès lors, il n’est pas surprenant que les scientifiques s’efforcent de plus en plus de trouver des moyens de réduire encore davantage les lipoprotéines de basse densité (LDL), plus communément appelées mauvais cholestérol, qui jouent un rôle central dans ces maladies. Cette quête a donné naissance à des traitements de plus en plus puissants qui font plonger les LDL, ce qui a conduit certains à se demander si un taux de cholestérol trop faible pourrait présenter un danger pour la santé.
Les LDL sont le principal facteur responsable de l’accumulation dans les artères de plaques graisseuses qui peuvent déclencher une crise cardiaque ou un AVC. « Nous avons un paradigme en cardiologie : moins il y en a, mieux on se porte », explique Erica Spatz, cardiologue à la Faculté de médecine de l’Université Yale, à New Haven, dans le Connecticut. « La question a toujours été : "Existe-t-il une limite basse ?" » Plus on prescrit de traitements puissants, plus la question prend de l’importance. Et des traitements encore plus puissants sont en train d’être mis au point, notamment des thérapies biologiques avancées et des techniques de modification du génome.
Selon Donald Lloyd-Jones, cardiologue à l’Université Northwestern, le corpus de preuves indiquant que les personnes qui se voient prescrire des médicaments faisant baisser le cholestérol est vaste. Y compris des thérapies à haute inte...
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