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Breakingviews - Des taux plus élevés s'insinuent insidieusement dans les salles de réunion
Jeffrey Goldfarb - Reuters -
22/02
Après avoir poussé un soupir de soulagement face à la fin des hausses de taux d’intérêt, les dirigeants et les investisseurs devraient prendre une profonde inspiration. Même si la Réserve fédérale américaine commence à revenir sur sa politique plus tard cette année comme prévu et à rendre l’argent disponible à un prix un peu moins élevé, les dépenses d’emprunt des entreprises continueront néanmoins d’augmenter. Pour les couvrir, les entreprises pourraient être contraintes de recourir à des réductions ailleurs. Sto
NEW YORK, 22 février (Reuters Breakingviews) - Après avoir poussé un soupir de soulagement après la fin des hausses de taux d'intérêt, les dirigeants d'entreprise et les investisseurs devraient prendre une profonde inspiration. Même si la Réserve fédérale américaine commence à revenir sur sa politique plus tard cette année comme prévu et à rendre l’argent disponible à un prix un peu moins élevé, les dépenses d’emprunt des entreprises continueront néanmoins d’augmenter. Pour les couvrir, les entreprises pourraient être contraintes de recourir à des réductions ailleurs. Les rachats d’actions, les nouveaux projets et les rachats financés en espèces semblent particulièrement vulnérables.
Les conséquences les plus immédiates et les plus désastreuses des 11 augmentations rapides du taux de référence des fonds fédéraux américains se sont principalement répercutées sur le système financier. Une série de nouveaux sommets dans l'indice S&P 500 (.SPX), qui ouvre un nouvel onglet cette année, témoigne de la diminution des inquiétudes. Cette nouvelle exubérance ignore toutefois les effets insidieux qui risquent de persister pendant des années. Alors que les entreprises refinancent régulièrement leur dette, à des coûts inévitablement plus élevés, nombre d’entre elles seront confrontées à des choix difficiles.
Pour l’essentiel, les bilans des entreprises sont plutôt en bon état. De nombreux directeurs financiers ont profité de l’occasion qui leur a été offerte pendant la pandémie, et parfois même avant, pour bloquer des taux extrêmement bas et repousser la date d’échéance de leur dette. Les entreprises bénéficiant de meilleures notations de crédit y sont parvenues plus facilement que leurs homologues plus faibles, mais de telles initiatives étaient assez répandues.
Comcast (CMCSA.O), qui ouvre un nouvel onglet, dont la dette nette de près de 88 milliards de dollars en fait l'une des plus grandes entreprises emprunteuses au monde, en est un exemple notable. Le président Michael Cavanagh a vanté la capaci... [Courte citation de 8% de l'article original]
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