Jusqu’à présent cette année, cinq fois plus d’hôpitaux ont déposé leur bilan que l’année dernière. Y a-t-il un risque de sous-offre en Allemagne ?
Il s’agissait d’un titre accusateur, qui n’a probablement pas plu au ministre de la Santé. «La vague d'insolvabilité souhaitée par Lauterbach arrive», titrait à la mi-août le bulletin d'information du secteur «Service de politique sociale». Les faillites de cliniques se multiplient donc cette année : rien qu'en Rhénanie-Palatinat, cinq cliniques sont sur le point de mettre la clé sous la porte.
Et c'est effectivement le cas : 19 hôpitaux ont déjà déposé le bilan au premier semestre, ce qui concerne 32 sites hospitaliers, écrit la Société hospitalière allemande (DKG) en réponse à une requête de t-online. C’est deux fois plus que l’année précédente et cinq fois plus qu’en 2021.
"La situation des hôpitaux est dramatique", déclare Gerald Gaß, PDG du DKG, à t-online. "Presque aucun hôpital ne peut désormais financer ses dépenses avec ses revenus courants ; 69 pour cent estiment que leur situation économique est gravement menacée."
Dès décembre 2022, l’association alertait sur une vague de faillites. Maintenant, ça roule. D'ici la fin de l'année, tous les hôpitaux auront accumulé une perte de plus de 10 milliards d'euros, calcule la société hospitalière.
Tout d’abord, insolvabilité ne signifie pas faillite ou fermeture. Dans le cadre d'une procédure d'insolvabilité, la solvabilité de l'entreprise - en l'occurrence un hôpital - doit être rétablie. Les créanciers doivent être indemnisés sur...
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