Nouvelle nuit de frappes, sanctions contre Moscou... Le point sur la situation en Ukraine

LCI - 19/05
[VIDÉO] - Kiev et plusieurs villes ukrainiennes ont essuyé à nouveau des frappes aériennes nocturnes, selon les militaires ukrainiens. Juste avant l'ouverture du G7 au Japon, les États-Unis, l'UE et le Royaume-Uni ont d'ores et déjà annoncé de nouvelles sanctions contre Moscou. Retour sur les faits marquants des 24 dernières heures du conflit.

Kiev et plusieurs villes ukrainiennes ont essuyé à nouveau des frappes aériennes nocturnes, selon les militaires ukrainiens.
Juste avant l'ouverture du G7 au Japon, les États-Unis, l'UE et le Royaume-Uni ont d'ores et déjà annoncé de nouvelles sanctions contre Moscou.
Retour sur les faits marquants des 24 dernières heures du conflit.

Nouvelle nuit d'attaques aériennes. Kiev et d'autres villes ukrainiennes ont à nouveau été ciblées vendredi à l'aube par les forces russes, selon l'armée ukrainienne qui a affirmé avoir intercepté tous les drones explosifs qui visaient la capitale. Selon l'administration militaire de la capitale, qui a fait état de "plusieurs vagues" de drones explosifs durant la nuit, il s'agit de la "dixième attaque aérienne" depuis le début du mois. "Toutes les cibles aériennes détectées se déplaçant en direction de Kiev ont été détruites", a-t-elle par ailleurs assuré. Des responsables militaires et médias ont également fait état d'explosions à Lviv et Rivne, dans l'ouest, ou encore à Kherson et Kryvyi Rih, dans le sud.

La nuit précédente, Kiev et plusieurs autres villes ukrainiennes avaient été la cible d'une vague de frappes de missiles de croisière russes lancés par des bombardiers stratégiques, selon les militaires ukrainiens. L'armée russe a dit avoir "détruit" toutes les cibles de ses frappes, Kiev affirmant à l'inverse avoir abattu la quasi-totalité des projectiles. 

Le commerce russe de diamants dans le viseur du G7

Juste avant l'ouverture du G7, de nouvelles sanctions contre Moscou. Les États-Unis, l'UE et le Royaume-Uni ont annoncé de nouveaux trains de sanctions contre la Russie depuis Hiroshima, au Japon, où va s'ouvrir ce vendredi un sommet du G7. Washington veut empêcher "environ 70 entités en Russie et dans d'autres pays de recevoir des biens exportés américains", selon un responsable américain. Londres et l'UE ont annoncé de leur côté des mesures visant notamment le très lucratif secteur des diamants, qui rapporte chaque année plusieurs milliards de dollars à Moscou, dans le but de restreindre la capacité du pays à financer la guerre. "Les diamants russes ne sont pas éternels", a ironisé le président du Conseil européen Charles Michel.

L'invasion en Ukraine sera à l'ordre du jour de ce sommet du G7 qui se tient jusqu'à dimanche, les États-Unis et leurs alliés voulant afficher un front uni contre la Russie. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky devait initialement s'exprimer par vidéoconférence au cours du week-end, mais il est finalement attendu en personne sur place, selon une source proche du dossier, qui précise toutefois qu'un changement de dernière minute n'est pas exclu. 

Le patron de Wagner sceptique sur la prise de Bakhmout. Le chef du groupe paramilitaire russe Wagner, Evguéni Prigojine, a estimé que la ville de Bakhmout, dans l'est de l'Ukraine, ne tombera pas aux mains des Russes dans les prochains jours. "Il est improbable que Bakhmout soit complètement prise demain ou après-demain", a-t-il déclaré sur Telegram dans la nuit de jeudi à vendredi, en faisant état de violents combats dans la banlieue sud-ouest de la ville, "nommée 'Samolet'". "C'est une forteresse imprenable (...) Les plus dures batailles ont lieu là-bas en ce moment", a affirmé le chef de Wagner, demandant de le laisser "finir le travail". L'Ukraine avait assuré mardi avoir repris 20 km2 dans la périphérie de Bakhmout, tout en reconnaissant que les forces russes continuaient à progresser dans la ville-même, détruite par des mois de combats.

Pour Pékin, "pas de panacée pour résoudre la crise"

"Pas de panacée" à la guerre. L'émissaire de la Chine pour l'Ukraine Li Hui, en visite à Kiev, a déclaré jeudi qu'il n'existe pas de remède miracle pour mettre fin au conflit, tout en appelant Kiev et Moscou à engager des pourparlers. "Il n'y a pas de panacée pour résoudre la crise et toutes les parties doivent (...) bâtir une relation de confiance mutuelle et créer les conditions pour arrêter la guerre et dialoguer", a-t-il insisté, selon un communiqué du ministère chinois des Affaires étrangères. En visite depuis mardi en Ukraine, il est le plus haut responsable chinois à s'être rendu dans le pays depuis le début de la guerre.

La mission africaine prochainement en Russie. La mission menée par six dirigeants africains pour discuter d'un règlement du conflit en Ukraine se rendra en Russie en juin ou juillet, a annoncé jeudi le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov. "Le président (Vladimir Poutine) est toujours prêt à parler à nos partenaires qui sont sincèrement intéressés par la stabilité dans le monde", a-t-il déclaré, ajoutant que le Kremlin est prêt à entendre des "initiativ...
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