DOCUMENT LCI - Militaires ou civils ukrainiens, ils racontent la résistance dans l'usine Azovstal

LCI - 18/05
[VIDÉO] - L'an passé, l'usine d'acier d'Azovstal est devenue une poche de résistance emblématique côté ukrainien. Notre équipe de LCI a retracé le quotidien vécu par les civils et militaires retranchés dans les souterrains du bunker.

L'an passé, l'usine d'acier d'Azovstal est devenue une poche de résistance emblématique côté ukrainien.
Notre équipe de LCI a retracé le quotidien vécu par les civils et militaires retranchés dans les souterrains du bunker.

Lors du siège de Marioupol, à la mi-avril 2022, l'usine métallurgique Azovstal est devenue un lieu central de la lutte contre l'armée russe. Une poche de résistance organisée tenue par les forces ukrainiennes, et ce durant pas moins de 84 jours. À l'intérieur, des militaires armés, déterminés à repousser les assaillants, mais également des civils retranchés, que des médecins tentent de prendre en charge aux côtés des blessés. Une population retranchée sous terre, dans un complexe que des autorités prorusses décrivent comme "une ville dans la ville", où l'on observe "plusieurs niveaux souterrains datant de la période soviétique". 

Aucun moyen de communication pour les civils

LCI, un an après l'évacuation de l'usine, a pu rencontrer des Ukrainiens ayant vécu de l'intérieur les combats. Qu'ils soient militaires ou civils. Anastasia, par exemple, a passé 60 jours dans l'enceinte de l'usine, notamment aux côtés de son fils. "Il n’y avait pas d’ordinateur, pas de téléphone. Il a appris à jouer aux échecs, aux cartes, même aux dames, témoigne-t-elle dans la reportage en tête de l'article. C’est à Azovstal qu’il a appris à lire." 

Les médecins ne pouvaient ni dormir, ni manger

Olesa Melnichenko, soldat du régiment Azov à Marioupol

Paramédic d'Azov, Olesa a, quant à elle, vécu durant 84 jours les combats dans l'usine, aux côtés de ses "frères d'armes" militaires. Un groupe de compagnons en partie décimé lors des affrontements avec les soldats russes. "Des blessés affluaient encore et encore", se souvient avec précision la jeune femme, "les médecins ne pouvaient ni dormir, ni manger". Les infirmières mobilisées "devaient faire des bandages sans cesse", une situation critique tandis les morts se multipliaient. À chaque décès, "tu comprends que tu perds une partie de toi-même", glisse Olesa.

TD Charline Hurel, Morgane Bona, Arkady Davidenko

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