Sésostris III en 2014 au palais des Beaux-Arts de Lille, Toutânkhamon en 2019 à la Grande Halle de La Villette à Paris, Ramsès II dans le même lieu actuellement et jusqu'au 6 septembre 2023: les pharaons égyptiens sont régulièrement mis à l'honneur en France, dans des expositions grandioses. Quand il s'agit de parler des souveraines égyptiennes, en revanche, le constat est plus nuancé. Outre pour Cléopâtre, célébrée en 2014 à la Pinacothèque de Paris, les grands événements autour des reines d'Égypte restent rares dans le paysage culturel français.
Il faut d'abord distinguer les reines d'Égypte des souveraines. En effet, le terme «pharaonne» n'existant pas, les cinq Égyptiennes à avoir assumé le pouvoir suprême sont elles aussi appelées «pharaons», ou «reines-pharaons». En parallèle, de nombreuses reines ont marqué l'histoire de l'Égypte antique en tant que grandes épouses royales, donc femmes d'un pharaon mâle. C'est le cas de Néfertiti, épouse d'Akhenaton, ou de Néfertari, mariée à Ramsès II.
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Ces femmes ont exercé le pouvoir chacune à leur façon et ont ainsi marqué de leur empreinte le destin du pays. «La question d'une exposition consacrant toutes ces femmes mérite vraiment d'être posée, estime donc Florence Quentin, égyptologue et autrice des Grandes Souveraines d'Égypte. La sphère féminine royale n'a été étudiée que récemment, alors que depuis le début du XXe siècle, il existe pléthore de livres et d'exposi...
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