Maire de Saint-Brevin : « On s’est retrouvés abandonnés par l’État », dénonce Yannick Morez

Ouest France - 17/05
Interrogé par la commission des lois au Sénat, le maire de Saint-Brevin a longuement raconté la montée en puissance de groupuscules d’extrême droite opposés au déplacement d’un centre d’accueil de demandeurs d’asile près d’une école de sa commune. Yannick Morez a décidé de démissionner après l’incendie criminel qui a frappé son domicile, le 22 mars dernier, suscitant indignation dans le pays.

La démission du maire de Saint-Brevin, Yannick Morez, sous pression de l’extrême droite, a relancé le débat de la sécurité des élus. Il dénonce une nouvelle fois avoir été « abandonné » par l’État, après que son domicile a été incendié en mars, en lien avec le déménagement vivement contesté près d’une école maternelle d’un centre d’accueil pour demandeurs d’asile (CADA) existant depuis 2016 dans cette commune de Loire-Atlantique.

« J’ai été victime d’un attentat criminel », a-t-il témoigné ce mercredi 17 mai 2023 lors de son audition à la commission des lois au Sénat. Voici ce qu’il faut retenir de ses déclarations.

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« Tout était en train de brûler »

Le maire démissionnaire de Saint-Brevin a détaillé l’engrenage des événements depuis l’annonce du déplacement d’un centre d’accueil de demandeurs d’asile dans sa commune, jusqu’à son agression « physique et verbale », en passant par les nombreuses menaces, dont il affirme avoir été victime.

Le 18 mars dernier, il raconte avoir été ent...
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