Trith-Saint-Léger (Nord), correspondance particulière.
«Nous agissons pour protéger et transmettre. » Sur fond de belles images d’enfants et de globe terrestre, les grands panneaux publicitaires vantent les roues et essieux ferroviaires fabriqués dans les ateliers de l’autre côté du mur de brique. En dessous du nom de l’entreprise, Valdunes, celui de MA Steel a été recouvert de peinture noire. Histoire d’acter l’annonce faite le 5 mai par l’actionnaire chinois qu’il ne mettrait plus un sou dans l’entreprise, dont les deux sites sont implantés dans le Nord.
Ici, à Trith-Saint-Léger, près de Valenciennes, 245 salariés assurent l’usinage des pièces qui sont forgées à 120 km, à Leffrinckoucke, près de Dunkerque. Sur les deux sites, la grève, soutenue par la CGT, a immédiatement suivi l’annonce.
« Ça a été la douche froide », raconte Mathieu Hourdeau, embauché comme tourneur il y a onze ans, à l’issue de son contrat d’apprentissage. « Ici, c’est comme ma deuxième famille, confie-t-il. J’aime ce que je fais. Certaines machines, des années 1980, sont plus vieilles ...
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