Des artistes français racontent «Random Access Memories» des Daft Punk

Maxime Delcourt - Slate FR - 16/05
Dix années se sont écoulées depuis cette sortie. Une décennie qui permet de prendre du recul et de mesurer l'impact d'un tel disque sur le monde, sur la pop, mais aussi au sein de la scène française.

«À la première écoute, honnêtement, j'ai été déçu.» En ce 17 mai 2013, Quentin Lepoutre (alias Myd) n'est évidemment pas le seul à être désarçonné par Random Access Memories. Comme beaucoup, le musicien, alors en pleine production du nouvel album de Club Cheval, s'attendait à un disque ouvertement futuriste, très électronique, très avant-gardiste.

Pas du tout à une œuvre qui opte pour une esthétique rétro, tout entière dédiée à la recherche de mélodies jouées live, plus humaines, qui se détachent de cette boucle si caractéristique du son Daft Punk. «Sur le moment, on s'est tous dit qu'ils étaient devenus vieux, poursuit le Lillois, aujourd'hui signé chez Ed Banger. En réalité, avec le recul, c'est assez fou de se dire qu'ils avaient tout compris avant tout le monde...»

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