D'Asteroid City à L'été dernier, en passant par The Zone of Interest, Monster ou The Old Oak, on passe en revue tous les candidats au prix suprême.
Cette année encore, le Festival de Cannes nous a concocté une compétition alléchante et éclectique. On y retrouve certes beaucoup d'habitués qui ont leur rond de serviette sur la Croisette (Nanni Morrerri, Ken Loach, Hirokazu Kore-eda, Wim Wenders...), mais aussi des curiosités, avec notamment la première sélection de Jonathan Glazer, qui fait son grand retour dix ans après Under the Skin (2013). Autre signe qu'un certain renouveau est aussi en marche : jamais autant de réalisatrices n'auront été en lice pour la Palme d'Or, avec Alice Rohrwacher, Justine Triet, Catherine Breillat ou encore la surprise Ramata-Toulaye Sy, retenue pour son tout premier long-métrage. Petit bémol : aucune de ces oeuvres ne sortira en même temps au cinéma...
A quelques heures du coup d'envoi de la 76e édition du Festival de Cannes, qui sera donné par Jeanne du Barry de Maïwenn, voici notre guide complet des 22 films en compétition :
Ça parle de quoi ?
Officiellement, d’un "programme d’une conférence de jeunes astronomes et cadets de l’espace (organisée pour rassembler des étudiants de tout le pays et leurs parents à l’occasion d’un concours scolaire) va être bousculé par des événements chamboulant le monde". Officieusement, on peut compter sur Wes Anderson pour rendre les choses un peu plus compliquées que ça…
Ça va être bien ?
Le dernier Wes Anderson en date, The French Dispatch, avait divisé (jusque dans la rédac de Première).Asteroid City devrait suivre le même chemin : il se murmure déjà que le film génère soit un enthousiasme débordant, soit un rejet quasi total. Intrigant, quoi qu’il arrive.
Ça palme ?
Peu de chances. C’est la troisième sélection à Cannes de Wes Anderson (The French Dispatch et Moonrise Kingdom) et le réalisateur a toujours quitté la Croisette les mains vides. Et pas sûr que le raffinement visuel du dandy Anderson soit forcément au goût du président du jury, Ruben Östlund… Mais on n’est jamais à l’abri d’une surprise cannoise. Notons au passage qu’Asteroid City compte un nombre incalculable d’immenses acteurs et actrices à son casting (Scarlett Johansson, Edward Norton, Tom Hanks…), et qu’un prix d’interprétation pour l’un d’eux ne serait pas complètement tiré par les cheveux.
Ça parle de quoi ?
Une femme écrivaine, mère d’un fils malvoyant de 11 ans est accusée du meurtre de son compagnon avec qui elle s’était installée depuis un an, loin de tout, dans un chalet à la montagne. Mais que s’est- il réellement passé ? Homicide ou suicide ? Un procès va déterminer la vérité pendant lequel, au fil des journées d’audience, ce qui se passait à l’intérieur de ce couple est ausculté, disséqué…
Ça va être bien ?
Un titre en clin d’œil à Otto Preminger, une durée imposante de 2h30, une réalisatrice qui s’aventure dans l’univers du film de procès alors que le Saint Omer d’Alice Diop semblait avoir tué le game pour un petit moment. Le fait que Thierry Frémaux ait choisi de le sélectionner en compétition en dépit de ces signaux qui pourraient paraître écrasants à porter et assumer donne confiance en la qualité du film et de la certitude du sélectionneur en chef que Justine Triet a franchi encore un nouveau cap après sa première sélection en compétition avec Sibyl, en 2019. Et la présence d’un duo de comédiens majeurs Sandra Hüller- Swann Arlaud, dans les rôles respectifs de l’autrice et de son avocat plaident en ce sens
Ça palme ?
Entre Cannes et Justine Triet, c’est une histoire d’amour qui dure, tous ses longs métrages sans exception y ayant été présentés depuis 10 ans : La Bataille de Solferino à l’ACID en 2013, Victoria à la Semaine de la Critique en 2016, Sibyl en compétition en 2019. Mais elle en est toujours repartie ...
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