ClearSpace-1, première mission d’élimination d’un débris spatial, sera lancée au cours du second semestre 2026. Cette mission de démonstration aura pour but de récupérer et desorbiter un débris de 112 laissé par l’Agence spatiale européenne.
Arianespace et la start-upstart-up suisse ClearSpace ont signé le contrat de lancement de ClearSpace-1, la première mission active d'enlèvement de débris. Ce lancement sera réalisé par Vega CVega C. Il est prévu dans le courant du second semestre 2026. Cette mission a pour but de capturer et de désorbiter un débris de 112 kilogrammes, non coopératif de l'Agence spatiale européenne (ESA). Cette capture sera précédée d'une période de mise en service et d'essais de fonctionnement. La start-up suisse a la volonté forte de créer un marché et une filière active de la désorbitaiton de débris, d'où l'importance de cette démonstration opérationnelle.
Le débris spatial visé par cette mission est la partie supérieure d'un Vespa (adaptateur de charge utile secondaire Vega) laissé sur une orbiteorbite d'élimination progressive, conformément à la réglementation relative à la réduction des débris spatiaux, lors du deuxième vol d'un lanceurlanceur Vega en 2013. Dit autrement, ce débris doit retomber dans l'atmosphèreatmosphère terrestre d'ici une duréedurée maximale de 25 ans. D'une massemasse de celle d'un petit satellite, la forme simple de ce débris spatial permettra de démontrer les technologies du vaisseau spatial et de son quatuor de bras robotiquesrobotiques, ouvrant ainsi la voie à des missions plus ambitieuses avec plusieurs captures par vol.
En effet, il faut savoir que ce débris n'est pas coopératif et ne dispose pas d'origine de points d'accroche. La manœuvre de capture ne sera donc pas simple car, d'une part, le débris tourne sur lui-même, et d'autre part, l'absence d'accroche complique la tâche pour le capturer en sécurité.
ClearSpace-1 : la première mission terrestre d'élimination des débris spatiaux. © SciTech Quotidien
Contribuer à une utilisation durable de l’espace
Alors l'espace devient un territoire économique supplémentaire avec une multiplication des acteurs dans l'espace, à la fois gouvernementaux et de droit privé, son utilisation et l'activité humaine vont se densifier. Afin de garantir la sécurité aux satellites et aux humains en activité, il devient nécessaire de nettoyer certaines des orbites encombrées de débris menaçants.
Si les débris se comptent en milliers, ou millions selon leur taille, l'idée qui prévaut aujourd'hui est de retirer seulement les débris les plus dangereux, c'est-à-dire ceux susceptibles d'entrer en collision avec un satellite, une infrastructure spatiale, ou de gêner le trafic et les activités spatiales. Il est en effet illusoire d'envisager de nettoyer l'espace de tous les débris qui tournent autour de la Terre. Et ce, d'autant plus que, sur certaines orbites, le syndrome de Kessler s'installe ou est déjà installé. En résumé, le nombre de débris retombant naturellement dans l'atmosphère est inférieur au nombre de ceux générés par la collision des débris existants, augmentant de façon exponentielle le nombre de débris.
Aujourd'hui, sont recensés 34 000 débris spatia...
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