Parti pirate : «On est devenu un supermarché politique»

David Marques - LeQuotidien - 15/05
Personne ne les avait vus venir. Aux élections législatives de 2018, les pirates avaient décroché ...

Le Parti pirate se voit capable de former des coalitions, sur les plans communal et national, avec les quatre grands partis du pays. Le coordinateur Marc Goergen évoque le profil, les ambitions et les propositions de la formation qui avait créé la surprise aux législatives de 2018.

Personne ne les avait vus venir. Aux élections législatives de 2018, les pirates avaient décroché deux sièges de député. À présent, le parti est crédité de 10 % des suffrages dans les plus récents sondages. L’objectif pour le scrutin communal du 11 juin est clair : créer une base solide afin de sortir également comme un des gagnants des urnes aux élections nationales du 8 octobre. Marc Goergen, le coordinateur politique et député sudiste, évoque les arguments qui doivent ouvrir les portes du pouvoir au Parti pirate.

Votre parti présentera aux élections du 11 juin un total de 218 candidats dans 27 communes. Au vu de ces chiffres, peut-on affirmer que les pirates, qui sont dotés de deux députés depuis 2018, sont désormais solidement ancrés dans le paysage politique luxembourgeois ?

Marc Goergen : Si l’on parvient à convaincre plus de 200 candidats de se présenter sous la bannière des pirates, cela démontre que nous sommes bien ancrés dans le monde politique. Notre parti est celui qui se situe désormais entre les quatre grandes formations (NDLR : DP, LSAP, déi gréng, CSV) et les deux plus petites, qui sont l’ADR et déi Lénk. Un parti qui se retrouve dans cette position, cela n’existait pas dans l’histoire récente du Luxembourg. Les sondages le confirment. Peu importe si l’on décroche aux législatives cinq,...
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