Diyarbakir (Kurdistan de Turquie), envoyé spécial
Depuis 8 heures ce matin, la Turquie retient son souffle. 64 millions d’électeurs sont appelés aux urnes pour élire le président et le nouveau parlement. Une élection historique à bien des égards, à commencer par l’enjeu du scrutin. Pour la première en 20 ans, Recep Tayyip Erdogan que l’on croyait indétrônable, pourrait se trouver désavoué dès le premier tour. Rien n’est encore fait cependant. Très peu de sondages le présentent comme pouvant l’emporter dès le premier tour et il se trouve le plus souvent distancé par son principal rival, Kemal Kiliçdaroglu. Celui-ci, à la tête d’une coalition baptisée l’Alliance nationale, qui regroupe six formations dont la sienne, le parti républicain du peuple (CHP) et des organisations dissidentes du ...
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