Samedi 13 mai, de nombreuses images ont circulé en ligne d'une explosion suivie d'une épaisse colonne de fumée dans le ciel ukrainien. L'événement se serait produit dans une région de l’ouest du pays, dans la nuit de vendredi à samedi. Voici ce que l’on sait de cette attaque, attribuée à l’armée russe. D’après plusieurs tweets, "les forces aérospatiales russes ont frappé des objets militaires ukrainiens dans la ville plus tôt dans la matinée" de samedi.
Selon cette autre publication, c’est un dépôt de munitions qui aurait été pris pour cible dans la région de Khmelnitsky. L’explosion a pu être filmée par des habitants, réveillés en pleine nuit, mais aussi par une caméra de surveillance, installé sur le toit d’un immeuble : on aperçoit le code horaire dans une vidéo ci-dessous. Ici, un local filme le moment de l’explosion d’encore plus près.
Another shot from Khmelnitsky shows huge mushroom cloud rising into the sky after Russian Aerospace Forces hit Ukrainian military objects in the city earlier in morning. pic.twitter.com/VCt4IGCki3 — Trollstoy (@Trollstoy88) May 13, 2023
En réalité, ce n’est pas une mais plusieurs explosions qui ont été entendues samedi au petit matin à Khmelnitsky. Elles font partie d’une série de bombardements russes dans l’ouest et le sud de l’Ukraine, menées à l’aide de drones kamikazes. Selon le Kyiv Independent, "des alertes de raid aérien ont été déclenchées dans de nombreuses régions ukrainiennes, y compris l'oblast de Khmelnytsky vers 3 heures du matin, heure locale". Vers 4h du matin, le maire de la ville, Oleksandr Simchyshyn, a confirmé l’attaque en cours sur Telegram : "Amis, explosions sur le territoire de la région de Khmelnytskyi. Restez dans les refuges. Ne postez aucune photo ou vidéo !".
L’alerte aérienne a duré quatre heures, selon la presse ukrainienne, durant laquelle quatre drones russes ont frappé la région. Malgré les demandes du maire, des images ont été largement partagées sur Telegram. D’après cette chaine ukrainienne, "une installation d'infrastructure critique" a été touchée par l’explosion, avec une "onde de choc" s’étant propagée sur des centaines de mètres et ayant "endommagé des écoles, des hôpitaux, des bâtiments administratifs, des installations industrielles, des immeubles de grande hauteur et des maisons privées". Ce que le maire de Khmelnytskyi confirme : "L'infrastructure résidentielle a été considérablement touchée, il s'agit de centaines de bâtiments - appartements et privés". D’après l’élu, le bilan humain dans la région est désormais de 30 blessés.
Mais les Russes misent surtout sur les pertes matérielles causées par la frappe. La nature du bâtiment touché fait ainsi l'objet d'une féroce propagande, des deux cotés. Selon La Gazeta, le maire aurait lui-même "confirmé le coup porté à une entreprise industrielle, mais n'a pas précisé laquelle". Oleksandr Simchyshyn a bien mentionné une frappe sur "l'une des infrastructures critiques de la région, située en dehors des centres de population". Mais la presse russe va plus loin en affirmant que "la frappe a été menée à l'usine de Kation, où il pourrait y avoir des munitions". D'après elle, pourrait être stocké là le "649e dépôt d'aviation d'armes et de munitions de missiles près du village de Gruzevytsia".
Elle s’appuie sur un incendie qui aurait été déclaré plus tôt dans cette usine, spécialisée dans la production et la maintenance d’équipements électriques. Une courte vidéo, postée sur une chaine Telegram russe, montre de la fumée s’échapper d’un bâtiment. Celle-ci n’a pas été vérifiée. Par ailleurs, l’information n’a pas été confirmée côté ukrainien. "Selon les informations des propagandistes russes, le coup a été porté notamment à l'usine "Kation", où se trouvait prétendument l'entrepôt de munitions", mentionne un journal local. La presse ukrainienne donne peu de détails sur la cible de l'attaque et renvoie simplement à une "infrastructure critique". Aucun bilan matériel n’a été communiqué non plus, bien que des premières sources non vérifiées évoquent "500 millions de dollars de munitions détruites".
Les premières aides aux sinistrés vont maintenant ê...
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