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[Littérature] Le «dandy trash» dépasse (encore) les bornes
Serge Bressan - LeQuotidien -
13/05
Il a l’art de la formule («Tous veulent être des outsiders, alors je suis devenu un "insider&...
Réalisateur, acteur ou encore professeur de cinéma, l’Américain John Waters signe à 77 ans un premier roman furieusement déjanté, « Sale Menteuse ». Pour le pape du mauvais goût, c’est un essai réussi !
Il a l’art de la formule («Tous veulent être des outsiders, alors je suis devenu un « insider » !») et est un maître de la provocation («Une fois qu’il y a eu Avatar, un pénis qui parle, c’est rien !», «Trump est mauvais et bête sans même être drôle»…). À 77 ans, l’Américain John Waters balade toujours une très fine moustache noire au-dessus de la lèvre supérieure – c’est sa marque de fabrique – et entretient à la perfection sa réputation de dandy trash.
Loufoque et chic, il s’autorise tout, même l’inconcevable, l’inimaginable; s’inspirant d’Alphonse Allais, il applique comme viatique la formule «passé les bornes, il n’y a plus de limites». Au cinéma ou sur scène, rien ne lui résiste. La bienséance? Connaît pas! Et le voilà qui se glisse, en ce printemps, dans les rayons des librairies avec un premier roman. C... [Courte citation de 8% de l'article original]
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