Au Soudan, la guerre prive agriculteurs et artisans de clients

Martinique France Antilles - 12/05

Avant, Ibrahim Abdelqadir vendait ses tomates à Khartoum. Depuis que la capitale soudanaise est à feu et à sang, il essaye de les écouler dans les villages alentour. Mais là, il faut vendre à perte à des déplacés sans le sou.

"Ils me proposent 2.000 livres soudanaises", soit trois euros, "pour dix kilos et ça ne couvre même pas mes frais de transport", raconte-t-il à l'AFP.

Non seulement le prix de l'essence a été multiplié par 20 depuis le début de la guerre le 15 avril, mais "plus aucun chauffeur routier ne veut ...
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