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À Marseille, dans nos banlieues, halte au massacre !
Humanite -
11/05
Le Collectif du 1er Mai À Monsieur le président Macron, à toute la classe politique et à aux médias, responsables du traitement de l’information, mettez un terme définitif à la stigmatisation de nos banlieues ! Il en va de votre responsabilité commune. Au nom de la dignité humaine, nous, habitant·e·s, jeunes et familles, travailleur·euse·s sociaux·ales, éducateur·trice·s, ami·e·s, partenaires sociaux, travailleur·euse·s… des quartiers Nord de Marseille et des banlieues françaises. Nous ne pouvons plus accepter d’assister à la mise à mort systémique de la jeunesse sacrifiée de nos cités dans un mutisme politique insupportable. Nous avons franchi le point de non-retour, la situation est devenue redoutable et menaçante pour nos vies, notre sécurité et celle de nos enfants. Les familles et les associations vous alertent, elles sont engagées et pourtant totalement démunies et livrées à elles-mêmes face à cette violence insurmontable car assassine. Les services de l’État doivent assumer leurs responsabilités et rendre à ces quartiers leur légitimité territoriale. Nous demandons fermement à ne plus être considéré·e·s comme des citoyens·ne·s de « seconde zone ». Nous sommes citoyen·ne·s français·e·s au même titre que les autres citoyen·ne·s habitant le reste du territoire. Nous exigeons, à ce titre, les mêmes droits, l’égalité institutionnelle due à chacun·e, la même protection civile que chaque Français·e est en droit d’exiger. En dehors du fait de devoir apporter à nos enfants et familles les mêmes moyens et conditions de travail, d’accès au logement, à la culture, à l’égalité territoriale nationale. La réponse ne doit pas être seulement répressive, car la répression ne résoudra pas les problèmes de fond. Afin d’enrayer le cumul des difficultés socio-économiques, nous vous demandons d’agir dans l’urgence, dans un premier temps. Et d’entériner la reconstruction dans un cadre de coconstruction et de projection d’avenir pérenne de nos quartiers, dans un deuxième temps. Nos territoires sont souvent identifiés rituellement comme des « zones de non-droit ». Et nos enfants n’ont pas à supporter vos échecs politiques, économiques et par voie de conséquence institutionnels, ni à être fauchés en leur nom. Agissez immédiatement ! Agissez intelligemment et efficacement pour une fois ! Et arrêtez de définir les quartiers uniquement par les problèmes qu’ils posent, ce processus désavoue les réussites et la fierté d’une jeunesse qui ne demande qu’à se construire, à grandir et à progresser honorablement. Vous gouvernez le pays et vous détenez le pouvoir politique pour stopper toute cette tragique violence. En effet, nous avons des solutions à vous proposer car nous sommes des acteurs et actrices de la cité. Nous vous demandons de nous recevoir, nous vous présenterons notre dossier coopératif. Vous pouvez enclencher les leviers nécessaires pour faire de l’égalité républicaine un véritable objectif. Nous vous demandons de le faire avec nous, car faire pour nous sans que l’on y soit associés avec notre expertise de terrain, nous disons que c’est faire contre nous. Nous voulons faire de ces sujets une grande cause nationale. Nous vous le demandons et l’exigeons avec force et gravité. Monsieur le président de la République, l’honneur de la France, avec ses banlieues, vous y oblige. Sachez y répondre de manière responsable, honnête et respectable. Nous saurons vous juger à la hauteur de vos actes. Les habitants et habitantes, associations, collectifs, travailleurs et travailleuses s’en mêlent et se constituent en Collectif du 1er Mai (1) et publient une tribune. (1) Retrouvez la liste des 100 premiers signataires et leurs soutiens sur humanite.fr
Le Collectif du 1er Mai
À Monsieur le président Macron, à toute la classe politique et à aux médias, responsables du traitement de l’information, mettez un terme définitif à la stigmatisation de nos banlieues !
Il en va de votre responsabilité commune. Au nom de la dignité humaine, nous, habitant·e·s, jeunes et familles, travailleur·euse·s sociaux·ales, éducateur·trice·s, ami·e·s, partenaires sociaux, travailleur·euse·s… des quartiers Nord de Marseille et des banli... [Courte citation de 8% de l'article original]
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