Afrique-Chine : des relations au beau fixe ?

Thierry Vircoulon - LePoint - 15/03
ANALYSE. Malgré toutes les réalisations sino-africaines, des interrogations de plus en plus fortes surgissent dans les relations entre l’Afrique et la Chine.

Popularisé par l'expression Chinafrique, le développement météorique de la présence chinoise en Afrique depuis vingt ans fait partie des nouvelles réalités géopolitiques.

La Chine est le premier partenaire commercial et le premier bâtisseur du continent, ainsi que le premier bailleur bilatéral de nombreux pays africains. Elle n'est en revanche qu'un modeste investisseur en Afrique et seulement son cinquième fournisseur d'armes… Mais demain, peut-être, son premier fournisseur de vaccin anti-Covid.

Alors que quelques pays (Angola, Soudan, Zimbabwe, etc.) et quelques secteurs (hydrocarbures, minerais, etc.) lui ont servi de porte d'entrée économique au début du siècle, en 2021, les entreprises de la RPC sont présentes dans tous les domaines, de l'exploitation forestière à la banque en passant par l'énergie. Répandus du Sénégal au Lesotho, les intérêts chinois sont maintenant extrêmement diversifiés.

Cependant, au bout de vingt ans, la « success story » remarquable et remarquée de la Chine en Afrique a des conséquences qui posent problème.

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Le risque de la dépendance

Le risque de dépendance économique à l'égard de la Chine est mis en évidence par la question de la dette, qui est sur l'agenda international depuis l'Initiative pour la suspension du service de la dette publique bilatérale.

Déclenchée par la pandémie de Covid-19, la récession mondiale accentue les difficultés financières de certains pays...
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