Ian Brossat, porte-parole du PCF
Frontières grandes ouvertes pour les marchandises, frontières fermées à triple tour pour les humains. Tel est, au fond, le grand paradoxe de la mondialisation capitaliste telle qu’elle se déploie sous nos yeux. D’une part, la multiplication des traités de libre-échange pour lever tous les obstacles à la circulation des biens. D’autre part, le développement en Europe et partout dans le monde de murs cerclés de barbelés pour tenter de décourager les candidats à l’asile. Ces mêmes murs dont on nous avait expliqué qu’ils appartenaient à l’histoire ancienne avec la fin du rideau de fer. C’est tout l’inverse. Il s’en dresse de nouveaux chaque jour. Et, curieusement, l’argent qui manque pour le codéveloppement ne manque pas pour financer ces nouvelles murailles.