Des études menées par l’Autorité des marchés financiers l’ont montré : deux tiers des Français s’inquiètent du poids de leurs placements financiers sur l’environnement. Ils n’ont pas tort. Quand l’empreinte carbone d’un Français s’élève à 10 tonnes de CO2 en moyenne par an, celle de notre épargne, calculée sur une moyenne de 25 000 € en banque, pèse tout autant !
« C’est une empreinte carbone indirecte mais bien réelle. Les banques utilisent notre épargne en finançant des projets en lien avec les énergies fossiles. Avec 5 000 € à la banque, on pollue autant qu’avec sa voiture si on n’oriente pas son épargne », remarque Arnaud Bodin. Journaliste à Ouest-France, il est également conseiller en gestion du patrimoine. Il vient de publier un livre sur le sujet intitulé Les meilleurs placements verts et solidaires. Un guide pour s’y retrouver dans une vraie jungle.
Le premier geste pour rendre son portefeuille plus vert, c’est souvent de changer de banque . « On peut se tourner vers des banques dites vertes, type crédit coopératif. Elles proposent des livrets solidaires qui ont un réel impact sur la transition écologique et la solidarité sauf qu’il n’y a pas de rendement, pas de performance », note Arnaud Bodin.
Il en est convaincu, « faire rimer durable et rentable, c’est possible. Cela peut paraître antinomique pour beaucoup de gens, y compris qui sont investis dans la transition écologique, pour qui l’argent est un ennemi. Il est possible d’associer performance et sens. » C’est l’objectif de sa démarche en tant que conseiller en gestion du patrimoine.
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Première étape si vous disposez d’une épargne modeste, le LEP ou Livret d’épargne populaire. Il est soumis à plafond de ressources. En 2023, il est possible d’en bénéficier si votre revenu fiscal de référence de 2021 ne dépasse pas 21 393 € pour une part de quotient familial, plus 5 713,20 € par demi-part supplémentaire. « ...
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