C'était la Cross Battle la plus folle de la soirée. Ce samedi, David Dax a remporté son duel face à Max Novik, qui faisait partie des grands favoris de cette édition. Le talent de l'équipe d'Amel Bent a bluffé le public avec sa reprise de "Never Enough". Tellement que les spectateurs ont choisi de l'envoyer aux Super Cross Battle. Une victoire inattendue qui a bouleversé Zazie, en larmes après avoir perdu son talent qui n'a pas démérité sur "Sois Tranquille", d'Emmanuel Moire.
Sonnée, elle aussi, Amel Bent - qui voyait aussi en Max un gagnant potentiel - s'est empressée d'aller consoler sa consœur qui peinait à reprendre ses esprits. De quoi perturber David Dax, dont la victoire a été quelque peu été relayée au second plan. Mais l'ancien militaire de 32 ans est parvenu à malgré tout à garder le cap. Et à savourer cette victoire inattendue, mais largement méritée. Même s'il a encore du mal à réaliser ce qui lui arrive…
Vous avez éliminé Max Novik, un des favoris de la saison. Ça fait quoi ?
C'est vrai que Max était LA personne à éviter en Cross Battle et je suis tombé sur lui ! C'était complètement inattendu pour moi de passer cette étape face à lui. Quand j'ai vu les résultats, je n'y croyais pas trop. J'ai obtenu 57,7 %, ça s'est joué à pas grand-chose. J'étais content de ma prestation, mais je me disais que si je parvenais à passer à l'étape suivante, ce serait un coup de bol. Même si j'ai beaucoup travaillé pour ça...
Au moment des résultats, Zazie était en larmes, Amel en état de choc. Avez-vous pu savourer votre victoire ?
Ma victoire face à Max a été un peu compliquée à vivre. J'ai juste eu le temps de la savourer quelques secondes. Je n'ai pas pu fêter ça dignement avec Amel Bent car elle s'est empressée d'aller consoler Zazie, et c'est normal. C'était comme si le temps s'arrêtait et que ma victoire était presque un à côté face à la perte de Max. Mais je le comprends aussi.
Parfois, les échecs peuvent se transformer en réussite
David Dax
Amel Bent a dit qu'elle était très fière de vous. Quel genre de coach est-elle ?
C'est une coach perspicace, très juste dans les mots qu'elle utilise. Elle m'a porté dans la bonne direction. À chaque étape, j'étais content d'avoir suivi ses conseils et de lire ensuite l'approbation dans son regard, c'était très chouette. Elle m'a appris à me "salir" un peu, comme elle dit ! À sortir des sentiers battus et à défendre ce qu'on a à défendre.
Vous vous étiez présenté plusieurs fois à "The Voice" avant d'être pris ?
Oui, ma première audition pour "The Voice" c'était il y a 10 ans ! J'ai réessayé plusieurs fois par la suite, mais sans succès. J'avais un peu laissé tomber, mais la production m'a rappelé. J'étais très heureux de recevoir cet appel qui tombait au bon moment dans mon parcours. Au final, on se rend compte que parfois, les échecs peuvent se transformer en réussite.
Vous avez été militaire durant huit ans. Pourquoi vous étiez-vous engagé dans cette voix ?
J'avais 18 ans et je sortais du bac. J'ai décidé de passer les tests d'entrée pour devenir sous-officier dans l'armée de l'air par envie d'action, d'aventure et de servir mon pays. L'envie aussi d'être au service des autres. Je trouvais que ce métier d'action était un peu cool quand même aussi !
Je sentais que je m'épanouissais plus artistiquement que dans mon métier de militaire
David Dax
Quel a été le déclic pour quitter l'armée et vous lancer dans la musique ?
En fait, la musique a toujours été très présente dans ma vie. Au début, c'est un petit loisir. Mais quand j'ai commencé à chanter dans des bars, des restos, des mariages et à avoir des petits contrats, ça a fini par prendre beaucoup de place. Et j'avais aussi le sentiment d'avoir fait de tour de l'armée. Je sentais que je m'épanouissais plus artistiquement que dans mon métier de militaire, très droit, carré et formaté.
Votre expérience dans l'armée vous sert-elle aujourd'hui ?
Je crois que mon expérience dans l'armée est intégrée dans ma manière d'être, dans mon caractère, dans ma rigueur et ma discipline d'une certaine façon. C'est huit ans de ma vie, de 18 à 26 ans. C'est comme si j'avais reçu une autre éducation à l'issue du bac.
Vous avez chanté "Never enough", après avoir interprété "The Circle of Lif...
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