Wagner menace de quitter Bakhmout, évacuation de Zaporijia... Le point sur la situation en Ukraine

LCI - 06/05
[VIDÉO] - Dans une vidéo diffusée sur Telegram, le chef de Wagner, Evgueni Prigojine, s'en est violemment pris au gouvernement russe. Faute de munitions, il a menacé de faire évacuer ses troupes de Bakhmout, actuel épicentre des combats entre la Russie et l'Ukraine. Retour sur la situation en ce 437e jour de guerre.

Dans une vidéo diffusée sur Telegram, le chef de Wagner, Evgueni Prigojine, s'en est violemment pris au gouvernement russe.
Faute de munitions, il a menacé de faire évacuer ses troupes de Bakhmout, actuel épicentre des combats entre la Russie et l'Ukraine.
Retour sur la situation en ce 437e jour de guerre.

Ultimatum lancé au Kremlin. Dans une suite de vidéos extrêmement graphiques, le patron de la milice paramilitaire russe Wagner a menacé de retirer dès la semaine prochaine ses troupes de la ville de Bakhmout, actuel épicentre des combats dans l'est de l'Ukraine. Evgueni Prigojine a ainsi mis en cause le haut commandement russe et l'a accusé de le priver de munitions.

Tensions au sein des forces russes

Dans l'une des vidéos, le patron de Wagner accuse nommément le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, et le chef de l'état-major, Valéri Guérassimov, d'être responsables de "dizaines de milliers de tués et de blessés" en Ukraine. "Ils porteront la responsabilité de dizaines de milliers de tués et de blessés devant leurs mères et leurs enfants", lâche-t-il.

De son côté, le ministère russe de la Défense a fait comme si de rien n'était dans son bulletin quotidien, évoquant laconiquement les "offensives" des hommes de ce groupe paramilitaire à Bakhmout, "appuyés" par "les unités aéroportées" de l'armée régulière. Selon la vice-ministre ukrainienne de la Défense, Ganna Maliar, la Russie espère conquérir Bakhmout d'ici mardi, le jour où elle célèbre en grande pompe la victoire sur l'Allemagne nazie dans une grande fête d'exaltation patriotique.

Une contre-offensive ukrainienne imminente ?

Contre-offensive. Alors que les combats se poursuivent à Bakhmout, la contre-offensive ukrainienne serait imminente. Signe de la fébrilité de la Russie, 18 localités sous occupation russe dans la région de Zaporijia, dans le sud de l'Ukraine. Parmi les localités concernées, se trouve notamment Energodar, la ville où se trouve la centrale nucléaire de Zaporijia, contrôlée par l'armée russe depuis mars 2022 et visée à plusieurs reprises par des tirs, faisant craindre une catastrophe.

Situation à Kherson. À l'automne dernier, les autorités d'occupation russes avaient annoncé des évacuations similaires dans la région de Kherson, peu avant une offensive qui a permis à l'armée ukrainienne de reprendre la capitale régionale, qui était occupée par les Russes. 

Certains habitants ont d'ailleurs quitté la ville en voiture et en bus et d'autres ont fait des provisions, en prévision d'un couvre-feu de 56 heures qui a débuté ce vendredi soir. L'annonce du couvre-feu a suscité des spéculations à Kherson sur le fait que la ville est sur le point d'être utilisée comme point de départ de la contre-attaque ukrainienne tant attendue.

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Arrestation de deux artistes russes. Un tribunal de Moscou a placé en détention provisoire Evguenia Berkovitch et Svetlana Petriïtchouk, deux artistes russes réputées. Les deux femmes sont suspectées d'apologie du terrorisme pour une pièce écrite par Svetlana Petriïtchouk et mise en scène par Evguenia Berkovitch en 2020. Les poursuites les visant ont suscité un choc dans le monde du théâtre en Russie, alors que la Russie mène une forte répression des voix dissidentes depuis l'offensive militaire en Ukraine. Elles risquent jusqu'à sept ans de prison et ont été placées en détention jusqu'au 4 juillet, a indiqué le tribunal.

Le site du Sénat français hacké. Le site internet du Sénat était inaccessible en milieu de matinée ce vendredi 5 mai, un blocage revendiqué par le collectif de hackers pro-russe NoName, qui avait déjà attaqué le site de l'Assemblée nationale en mars. NoName a justifié l'attaque sur sa chaîne Telegram - publiquement accessible - vers 10h20, avec un message en russe et en anglais critiquant le soutien de la France à l'Ukraine.

A. Lo. avec AFP

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