Ce que l'on sait de l'attaque de drones sur le Kremlin imputée à Kiev

LCI - 03/05
[VIDÉO] - Mercredi 3 mai, la Russie a indiqué avoir déjoué une attaque de drone initiée par le régime de Kiev. L'Ukraine dément fermement être responsable de l'attaque. Cet événement intervient à moins d'une semaine du grand défilé militaire à Moscou et alors que l'Ukraine achève la préparation de sa contre-offensive.

Mercredi 3 mai, la Russie a indiqué avoir déjoué une attaque de drone initiée par le régime de Kiev.
L'Ukraine dément fermement être responsable de l'attaque.
Cet événement intervient à moins d'une semaine du grand défilé militaire à Moscou et alors que l'Ukraine achève la préparation de sa contre-offensive.

Que s'est-il passé à Moscou, dans la nuit du mardi 2 au mercredi 3 mai ? La question est entière alors que, ce mercredi, la Russie accuse l'Ukraine d'avoir tenté de "frapper le Kremlin (...) avec des drones". Selon le régime russe, deux drones ukrainiens ont tenté d'attaquer le Kremlin, dans la nuit, dénonçant au passage une tentative d'assassinat contre Vladimir Poutine. Un développement qui intervient à quelques jours seulement du grand défilé militaire russe annuel du 9 mai.

Si des drones se sont déjà écrasés dans la région de Moscou ces derniers mois, c'est la première fois qu'une incursion attribuée à l'Ukraine se produit au cœur de la capitale russe, située à environ 500 km de la frontière ukrainienne. "Les engins ont été mis hors service grâce à l'utilisation de systèmes radar de guerre électronique", a déclaré la présidence russe dans un communiqué. "Nous considérons ces actions comme une tentative d'acte terroriste et un attentat contre la vie du président" Vladimir Poutine, a ajouté le Kremlin, en précisant que le dirigeant russe n'avait pas été blessé.

La tentative d'attaque rapportée par le Kremlin se produit à quelques jours des célébrations du "Jour de la Victoire" le 9 mai, lors duquel la Russie marque en grande pompe la défaite de l'Allemagne nazie en 1945.

Dans son communiqué, le Kremlin dit que le président n'a pas été blessé. Parallèlement, son porte-parole, Dmitri Peskov, a affirmé aux médias russes que Vladimir Poutine n'était pas sur place au moment de l'attaque. Selon Peskov, Vladimir Poutine travaille mercredi dans sa résidence officielle et ultra-sécurisée de Novo-Ogariovo, à 25 kilomètres à l'ouest de Moscou. La veille, Vladimir Poutine était, officiellement, en déplacement à Saint-Pétersbourg.

Ces images sont-elles authentiques ?

Pour l'heure, il était impossible de confirmer l'authenticité de ces images de manière indépendante. Néanmoins, les équipes des Vérificateurs de TF1-LCI ont pu identifier des images similaires postées sur le réseau Telegram dès 2h du matin. Sur celles-ci, il n'est pas possible de voir le drone mais on aperçoit très clairement de la fumée se dégager au niveau de la coupole du Kremlin. 

Dans le même temps, d'autres utilisateurs de la plateforme sécurisée expliquent avoir entendu "un claquement" à l'intensité "similaire à un coup de tonnerre" dans la nuit, quelques instants après l'extinction des lumières du Kremlin.

L'Ukraine réfute toute responsabilité

Quelques minutes seulement après l'annonce russe, la présidence ukrainienne a assuré n'avoir "rien à voir" avec l'attaque aux drones sur le Kremlin. "Bien sûr, l'Ukraine n'a rien à voir avec les attaques de drones contre le Kremlin", a déclaré Mykhaïlo Podoliak, un conseiller de Volodymyr Zelensky, dans un message transmis à des journalistes. "De tels propos mis en scène par la Russie doivent uniquement être considérés comme une tentative de préparer un contexte" pouvant servir de prétexte "dans l'optique d'une attaque terroriste d'ampleur en Ukraine", a ajouté Mykhaïlo Podoliak.

Une telle attaque, si elle était effectuée par Kiev - ce qui constituerait une première depuis le début de l'invasion russe en février 2022 -, "ne résoudrait aucun problème militaire", juge l'officiel ukrainien. D'autant que Moscou contrôle toujours près de 20% du territoire ukrainien. "Au contraire, cela inciterait la Russie à des actions encore plus radicales contre notre population civile", a-t-il fait valoir mercredi.

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Selon le conseiller de Volydymyr Zelensky, Moscou "a extrêmement peur du début des offensives de l'Ukraine le long de la ligne de front et essaie de quelque manière que ce soit de prendre l'initiative, de détourner l'attention".

Quelles conséquences ?

Dans un communiqué, le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, a interdit le survol de Moscou par des drones civils, sauf obtention d'une autorisation des "autorités gouvernementales". Selon le maire de la capitale russe, Sergueï Sobianine, cette interdiction vise à éviter les vols de drones non autorisés qui pourraient "entraver le travail des forces de l'ordre".

Par ailleurs, le grand défilé militaire du 9 mai célébrant la victoire sur l'Allemagne nazie en 1...
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