Retraites : le député LR Aurélien Pradié votera la proposition de loi pour abroger la réforme

LCI - 03/05
[VIDÉO] - Le député Les Républicains, fer de lance de l'opposition à la réforme des retraites à droite, a annoncé qu'il voterait une proposition de loi du groupe Liot pour abroger le recul de l'âge légal de départ à 64 ans. Il plébiscitera ce texte début juin "par cohérence" avec ses engagements, a-t-il défendu, lui qui avait déjà voté la motion de censure contre le gouvernement.

Le député Les Républicains, fer de lance de l'opposition à la réforme des retraites à droite, a annoncé qu'il voterait une proposition de loi du groupe Liot pour abroger le recul de l'âge légal de départ à 64 ans.
Il plébiscitera ce texte début juin "par cohérence" avec ses engagements, a-t-il défendu, lui qui avait déjà voté la motion de censure contre le gouvernement.

Il persiste et signe : le député Aurélien Pradié, chef de file de la contestation contre la réforme des retraites chez Les Républicains, a annoncé mercredi qu'il voterait un texte visant à abroger le report de l'âge légal de départ à 64 ans. Le 8 juin, l'Assemblée nationale se penchera sur une proposition de loi du groupe Liot visant à revenir en partie sur la réforme de l'exécutif. "Oui, je voterai ce texte-là, par cohérence", a déclaré mercredi l'élu du Lot sur France 2.

"Je me suis opposé à la réforme parce que je pense qu'elle est injuste pour ceux qui travaillent dur", a-t-il lancé, fustigeant un "texte qui pèse sur les travailleurs". Il a aussi critiqué une réforme "non pas adoptée, mais passée au forceps par le 49.3 et par la motion de censure à peine rejetée". 

"Lorsqu'on tente de passer en force, vient un moment où on le paye"

"Je me suis opposé au texte, j'ai voté la motion de censure, la cohérence veut que je vote toutes les mesures qui permettent de l'annuler", a rappelé le député LR. "Je ne peux pas refuser d'aller jusqu'au bout de la démarche. Ce qui est un vrai problème et un poison lent dans notre pays, c'est qu'il n'y a pas eu de vote sur ce texte. Lorsqu'on tente de passer en force à tout prix en démocratie, vient un moment où on le paye", a-t-il encore mis en garde. 

Aurélien Pradié continue donc de porter cette ligne à contre-courant de la majorité du groupe des Républicains, fragilisé par ces divisions. Le député a même été démis de son poste de vice-président exécutif du parti par son président Eric Ciotti, mais ne semble rien regretter. "Le plus grand danger pour la droite aurait été de se confondre avec Emmanuel Macron. Nous avons parfois été décriés parce que nous avions une voix dissonante. Mais il n'est pas impossible que dans quelques semaines ou mois, on se rende compte que nous avons participé à davantage sauver la droite que l'affaiblir", s'est défendu l'élu. Tout en soulignant sa "fidélité à (sa) famille politique", il a dit se sentir "très libre" et "très attaché à (ses) convictions politiques". Il a aussi appelé à "tout reprendre à la base" à droite, estimant que "les irresponsables sont ceux qui ne veulent rien changer". 

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Après une adoption sans vote par l'Assemblée nationale le 16 mars et une motion de censure déjà déposée par Liot, rejetée à neuf voix près le 20 mars, le passage de l'âge de départ à la retraite de 62 à 64 ans continue à être contesté dans la rue. L'intersyndicale a appelé à une nouvelle journée de mobilisation le 6 juin.

M.L (avec AFP)

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