Ils ont été triés sur le volet. Ce samedi 6 mai, 2000 invités prendront place au sein de l'abbaye de Westminster où sera couronné le roi Charles III. On retrouvera pêle-mêle des dirigeants étrangers, des têtes couronnées, des élus ou encore des représentants de la société civile. C'est beaucoup moins que les 8.000 personnes présentes lors du couronnement de la reine Elizabeth II en 1953. Autant dire que les places ont été chères.
Une personne sera particulièrement attendue (et scrutée) : le prince Harry, qui a rompu avec la monarchie et quitté le Royaume-Uni en 2020 pour la Californie. Le fils cadet du roi a confirmé sa présence après des mois de négociations avec le palais de Buckingham. Sa femme Meghan Markle ne sera, en revanche, pas là.
À ses côtés se trouveront les deux enfants de la reine consort Camilla – le critique culinaire Tom Parker Bowles, la conservatrice d'art Laura Lopes – ainsi que son premier mari Andrew Parker Bowles.
De nombreux dirigeants étrangers ont également été conviés. Si le président américain Joe Biden ne fera pas le déplacement (il sera représenté par sa femme, Jill), Emmanuel Macron, accompagné de sa femme Brigitte, sera bel et bien de la partie. Tout comme le président allemand Frank-Walter Steinmeier et celui des Philippines Ferdinand Marcos Jr, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le Premier ministre australien Anthony Albanese et son homologue pakistanais Shehbaz Sharif. La présence du vice-président chinois Han Zheng a suscité un début de polémique, certains parlementaires conservateurs à Londres critiquant son rôle dans la répression des manifestations pro-démocratie à Hong Kong, ancien territoire britannique.
Sera également présente Mary Lou McDonald, la cheffe du parti nationaliste nord-irlandais Sinn Fein, ancien bras armé de l'Armée républicaine irlandaise (IRA), responsable de l'attentat ayant causé la mort du grand-oncle et mentor de Charles III, Louis Mountbatten en 1979. La famille royale a aussi convié le Premier ministre britannique Rishi Sunak et son épouse Akshata Murty, ainsi que les principaux membres du gouvernement.
Des têtes couronnées du monde entier feront aussi le déplacement : le prince Albert II de Monaco et la princesse Charlène, le roi Felipe VI et la reine Letizia d'Espagne, le prince Frederik et la princesse Mary du Danemark, le roi Guillaume-Alexandre et la reine Maxima des Pays-Bas, le roi Philippe et la reine Mathilde de Belgique, le roi Charles XVI Gustave de Suède et sa fille, la princesse Victoria, le prince Fuhimito et la princesse Kiko du Japon ou encore le roi Abdallah II et la reine Rania de Jordanie.
Aux-côtés d'invités prestigieux, le roi a décidé d'inviter plusieurs centaines de personnes ayant œuvré pour leur communauté et décorées par le palais de Buckingham, comme l'écolier Max Woosey qui a dormi trois ans dans une tente dans son jardin pour collecter de l'argent pour un hospice, ou Richard Thomas qui a livré plusieurs milliers de médicaments à des personnes malades pendant les confinements durant la pandémie de Covid-19. 400 jeunes membres d'associations soutenues par la famille royale sont aussi invités. Tout comme un nombre restreint de membres de la Chambre des Lords et de la Chambre des Communes, les deux assemblées du parlement britannique.
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