Le président d'Engie est optimiste quant à l'approvisionnement en gaz naturel liquéfié (GNL) de l'Europe l'hiver 2023-2024 malgré l'absence du gaz russe dont le continent était dépendant avant l'invasion de l'Ukraine, a-t-il déclaré dans un entretien à La Tribune mardi.
Après l'arrêt de l'approvisionnement en gaz russe de l'Europe occidentale par gazoduc, celle-ci est "parvenue à passer l'hiver (...) en grande partie grâce à la réduction de la consommation énergétique, qui a été remarquable : de 13% pour le gaz, hors effet climat pendant l'hiver 2022/2023", s'est félicité Jean-Pierre Clamadieu.
ENGIE ENVISAGE UN HIVER 2023-2024 "SANS DIFFICULTÉ MAJEURE"
Le président d'Engie envisage sereinement l'approvisionnement en gaz naturel liquéfié (GNL) de l'Europe l'hiver prochain malgré l'absence du gaz russe dont le continent était dépendant avant l'invasion de l'Ukraine, a-t-il déclaré dans un entretien à La Tribune mardi. "À ce stade, nous sommes confiants dans le fait que nous passerons l'hiver prochain sans difficulté majeure. Il faudra parvenir à retrouver les économies d'énergie de l'hiver précédent et être très attentifs à l'accès au GNL", a affirmé Jean-Pierre Clamadieu au journal économique.
"Pour l'instant, les indicateurs sont au vert. En moyenne, entre 150 et 160 bateaux de GNL débarquent chaque mois en Europe, contre 40 avant la crise", a-t-il noté. "Nous avons aussi maximisé les capacités d'importation via gazoduc hors Russie, en particulier depuis la Norvège, qui est devenue le premier fournisseur de gaz de l'Europe. Aujourd'hui, nous sommes à un peu plus de 50% de taux de remplissage des niveaux de stockage européens, du jamais vu. En France, nous sommes autour de 35%. Nous ne sommes pas du tout sous tension", a rassuré le dirigeant.
V. ZELENSKY FUSTIGE UNE ATTAQUE "BARBARE" SUR UN MUSÉE DE KOUPIANSK
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a dénoncé mardi une attaque russe "barbare" sur un musée de Koupiansk, dans le nord-est de l'Ukraine, un nouveau "crime de guerre" à ses yeux qui a fait deux morts et dix blessés, a-t-il annoncé sur les réseaux sociaux. "La Russie a tué deux femmes avec cette frappe (...) Dix personnes ont été blessées", a-t-il déclaré, dans une vidéo diffusée mardi soir.
Plus tôt, il avait fait état d'un mort dans cette attaque, fustigeant les Russes qui "tuent des Ukrainiens avec des méthodes absolument barbares", via un message sur Telegram. "Tous les coupables de ces crimes de guerre seront certainement traduits en justice et ce sera sans pitié", avait encore cinglé le président ukrainien.
LA RUSSIE LANCE UNE VASTE CAMPAGNE DE RECRUTEMENT MILITAIRE
Depuis quelques jours, Moscou a lancé la plus grande campagne de publicité de recrutement militaire volontaire depuis le lancement de son offensive contre l'Ukraine, en février 2022. Objectif : reconstituer des rangs éclaircis alors que Kiev dit préparer une vaste contre-offensive, sans recourir à une nouvelle mobilisation forcée, une mesure impopulaire que le Kremlin avait prise en septembre après plusieurs revers. "Tu es un homme. Sois-le !", peut-on lire. Que ce soit dans la rue ou sur les réseaux sociaux, les Russes en âge de combattre ne peuvent échapper aux publicités les incitant à s'engager dans l'armée pour se battre en Ukraine.
À BAKHMOUT, L'ARMÉE UKRAINIENNE RÉSISTE MALGRÉ L'AVANCÉE RUSSE
Face à l'armée russe et aux combattants de Wagner, les troupes ukrainiennes résistent tant bien que mal dans la partie ouest de Bakhmout, dans ce qui est la bataille la plus longue et la plus sanglante de la guerre. Les deux camps ont subi de lourdes pertes, dont l'étendue est inconnue. Ils y mènent une lente guerre d'usure avant une contre-offensive ukrainienne annoncée pour les prochains mois. Malgré tout, l'armée russe connaît des avancées, au point de contrôler aujourd'hui plus de 80% de Bakhmout.
LE PAPE FRANÇOIS ATTENDU POUR UNE VISITE EN HONGRIE
Le pape François s'envole vendredi pour une visite de trois jours dans la Hongrie de Viktor Orban, dirigeant souverainiste dont il ne partage pas la politique anti-migrants et désireux de maintenir le lien avec Moscou. Dès son arrivée vendredi, Jorge Bergoglio sera reçu par le Premier ministre hongrois, auquel il avait exprimé sa reconnaissance pour la protection que Budapest offre aux Ukrainiens fuyant la guerre, lors d'une audience qu'il lui avait accordée au Vatican en avril 2022.
Le pape renco...
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