Algérie : 50 ans après, la nationalisation du pétrole en question

Radouan Andrea Mounecif - LePoint - 15/03
ANALYSE. Victime d’une perception déformée par les conflits de mémoire, la nationalisation du pétrole algérien a été un tournant de l’histoire algéro-française.

Le 24 février 1971, il y a 50 ans, le président Houari Boumediene annonçait aux cadres syndicaux de l'Union générale des travailleurs algériens sa décision de nationaliser l'industrie des hydrocarbures. Cette prise de contrôle par l'État de l'infrastructure de transport et de production, ainsi que de 51 % des actifs des entreprises pétrolières françaises, entraîne, à l'époque, un renversement des rapports de force entre anciens colonisateurs et anciens colonisés.

En prenant possession du pétrole et du gaz du Sahara, les Algériens accèdent à des ressources qu'ils pourront mettre au service des projets de développement du pays. Pour la France, cette décision implique la perte du monopole qu'elle avait imposé sur les gisements sahariens lors de la découverte d'Hassi Messaoud en 1956.

Ces deux perceptions opposées d'un même événement, relayées par les médias et les responsables politiques, ont contribué à renforcer le conflit de mémoires et à limiter la compréhension de l'histoire des relations franco-algériennes.

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[Courte citation de 8% de l'article original]

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