Pour Joe Biden, le plus dur commence maintenant

Théo Laubry  - Slate FR - 08/06
Les difficultés s'accumulent sur plusieurs fronts: la campagne de vaccination ralentit, les négociations avec le Congrès s'enlisent et les dossiers internationaux s'accumulent.

Comparé à Franklin Roosevelt par la presse, salué par l'aile gauche démocrate et félicité pour l'organisation de la campagne de vaccination aux États-Unis, Joe Biden connaît un état de grâce lors de ses cent premiers jours à la Maison-Blanche. Hyperactif, il enchaîne les signatures de décrets –executive orders– et fait adopter par le Congrès un grand plan de soutien à l'économie, estimé à 1.900 milliards de dollars, très favorable aux classes populaires et moyennes ainsi qu'aux petites et moyennes entreprises.

Le nouveau président américain, conscient de la nécessité de réformer son pays, poursuit sur sa lancée et annonce dans la foulée vouloir investir 2.200 milliards pour moderniser les infrastructures américaines ainsi que 1.800 milliards pour soutenir les familles. Pour le financement, Joe Biden évoque une réforme fiscale incluant notamment une hausse de l'impôt sur les sociétés et sur les revenus des plus aisés ainsi qu'une taxation minimale mondiale des multinationales.

À l'international, le locataire de la Maison-Blanche prône un retour du multilatéralisme et s'astreint à rassurer ses alliés après quatre années mouvementées.

À ÉCOUTER De «Sleepy Joe» à «Speedy Joe», comme...
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