Soudan : les évacuations de ressortissants étrangers se poursuivent

LCI - 24/04
[VIDÉO] - Depuis le 15 avril dernier, le Soudan est le théâtre de violents combats, qui ont déjà fait des centaines de morts. Cette situation hors de contrôle inquiète des dizaines de pays, qui ont décidé d'évacuer leurs ressortissants. Lundi matin, l'Union européenne a annoncé en avoir évacué plus d'un millier, tandis que la France avait permis à près de 400 personnes de quitter le pays.

Depuis le 15 avril dernier, le Soudan est le théâtre de violents combats, qui ont déjà fait des centaines de morts.
Cette situation hors de contrôle inquiète des dizaines de pays, qui ont décidé d'évacuer leurs ressortissants.
Lundi matin, l'Union européenne a annoncé en avoir évacué plus d'un millier, tandis que la France avait permis à près de 400 personnes de quitter le pays.

Face à la violence des affrontements, le ballet des évacuations d'étrangers continue ce lundi 24 avril au Soudan. En neuf jours, les combats pour le pouvoir entre armée et paramilitaires ont fait des centaines de morts, sans aucune issue en vue. Lundi matin, plus de 1000 ressortissants de l'Union Européenne avaient déjà été évacués du pays, tandis que la France avait permis à près de 400 personnes de quitter le pays. 

Les explosions et les tirs n'ont pas cessé de résonner à Khartoum et dans d'autres villes, mais les capitales étrangères sont parvenues à négocier des passages avec les deux belligérants : l'armée du général Abdel Fattah al-Burhane, dirigeant de facto du Soudan, et son adjoint devenu rival, le général Mohamed Hamdane Daglo, qui commande les très redoutés paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR). Selon l'Organisation mondiale de la Santé, les violences ont déjà fait plus de 420 morts et 3700 blessés.

Paris "poursuit ses efforts"

Plus de 1000 ressortissants de l'UE ont été évacués du Soudan lors d'une "opération complexe mais (...) couronnée de succès", a annoncé lundi le chef de sa diplomatie Josep Borrell. Quelque 1500 ressortissants européens vivent dans le pays, selon un responsable européen contacté par l'AFP vendredi.

La France a évacué pour sa part près de 400 ressortissants français et de multiples nationalités, en assurant depuis dimanche plusieurs rotations aériennes entre Khartoum et Djibouti, a indiqué lundi la diplomatie française. "Ces rotations ont permis d'évacuer 388 personnes, dont les ressortissants français qui le souhaitaient ainsi qu'un nombre significatif de citoyens d'autres pays", ont déclaré dans un communiqué commun la ministre des Affaires étrangères, Catherine Colonna, et le ministre des Armées, Sébastien Lecornu. Les autorités "poursuivent leurs efforts pour assurer la mise en sécurité de nos compatriotes" et sont prêtes à "assurer de nouvelles évacuations dès que possible", ont-ils ajouté, réitérant leur appel "à toutes les parties à un arrêt des combats et au retour au dialogue politique". 

Parmi les ressortissants évacués par Paris figurent aussi des citoyens de plusieurs voisins européens. En parallèle, certains de ces pays ont également annoncé avoir fait sortir du pays des dizaines voire des centaines de leurs ressortissants, comme l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas, la Grèce et la Suède. Le Royaume-Uni a indiqué pour sa part l'évacuation de son personnel diplomatique et de leurs familles, tandis que la Suisse et l'Irlande ont elles aussi lancé des opérations. 

Des États-Unis à l'Asie, les capitales évacuent leurs ressortissants

Quant aux États-Unis, quelque 100 soldats des opérations spéciales américaines ont participé à l'évacuation d'un "peu moins d'une centaine" de membres du personnel du gouvernement de Khartoum, mais celle de plusieurs centaines d'autres ressortissants n'est pas prévue "pour le moment". La France a évacué notamment des ressortissants américains et canadiens.

Les pays du Proche-Orient ont eux aussi commencé à évacuer des centaines de ressortissants, comme l'Arabie Saoudite ou le Liban. En Asie, d'autres pays se préparent à des opérations d'évacuation, dont l'Indonésie, l'Inde, la Corée du Sud et le Japon. L'armée soudanaise a par ailleurs déclaré qu'elle coordonnait les efforts visant à évacuer des diplomates chinois. Paris a quant à elle indiqué avoir évacué des ressortissants d'Inde, du Japon et des Philippines. La France a également annoncé avoir permis à des citoyens africains de quitter le Soudan lors de ces opérations de rapatriements, notamment des citoyens d'Afrique du Sud, d'Éthiopie, du Maroc, du Niger, du Rwanda. Par ailleurs, la Tunisie et la Libye ont aussi lancé des opérations d'évacuation.

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