Beau is afraid est le chef d'oeuvre d'Ari Aster [critique]

Première - 24/04
Autoportrait hystérique, épopée dépressive, farce psychotique : le troisième film du cinéaste s'impose avec une autorité stupéfiante ses visions, son humour et sa violence.

Autoportrait hystérique, épopée dépressive, farce psychotique : le troisième film du cinéaste s'impose avec une autorité stupéfiante ses visions, son humour et sa violence.

Il y a encore un an le troisième long métrage d’Ari Aster s’appelait Disappointment Blvd, un titre qui évoquait aussi bien un classique californien désenchanté de Billy Wilder qu’un tube new-yorkais encore plus désenchanté de Lou Reed. Il s’annonçait comme une fresque de quatre heures, qui devait marquer la rencontre entre un jeune prodige de la trouille dite « elevated » et une vraie star hollywoodienne toujours en demande de performances, Joaquin Phoenix. L’assemblage, composé par la très chic maison de production A24, était à ce point excitant que la cinéphilie internationale, jamais très au fait des réalités de l’industrie, s’était mise à espérer une sélection cannoise pour 2022. Puis Venise est arrivé, Toronto auss...
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