L'index senior bientôt de retour ?"Pourquoi pas", lance Geoffroy Roux de Bézieux sur LCI

LCI - 23/04
[VIDÉO] - Invité du Grand Jury sur LCI ce dimanche, le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, ne s'est pas opposé à un retour de l'index senior dans le débat public. "S'il est utilisé intelligemment, pourquoi pas", a déclaré le "patron des patrons".

Invité du Grand Jury sur LCI ce dimanche, le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, ne s'est pas opposé à un retour de l'index senior dans le débat public.
"S'il est utilisé intelligemment, pourquoi pas", a déclaré le "patron des patrons".

L'index senior va-t-il renaître de ses cendres ? Proposé par le gouvernement à l'occasion de la réforme des retraites, mais retoqué par le Conseil constitutionnel - car il ne s'agissait pas d'une mesure budgétaire -, ce dispositif pourrait bientôt être remis sur la table à l'occasion d'une nouvelle loi sur le travail. La mesure prévoyait de révéler chaque année les pratiques des entreprises en matière d'emploi des seniors, avec à la clé de possibles sanctions pour celles ne jouant pas le jeu d'embaucher des salariés proches de la retraite.

Le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, ne voit plus cet index senior d'un si mauvais œil, après avoir exprimé ses doutes. "S'il est utilisé intelligemment, pour mesurer la progression d'une entreprise d'une année à l'autre ou sur plusieurs années, pourquoi pas", indique ce dimanche le "patron des patrons", invité du Grand Jury LCI-Le Figaro-RTL (voir vidéo en tête de cet article). "Cela existe déjà, pas sous le nom index senior, dans le bilan économique et social des grandes entreprises."

Le premier problème est de garder les seniors

Geoffroy Roux de Bézieux

"Ce qui nous inquiétait, c'était la comparaison entre entreprises", révèle Geoffroy Roux de Bézieux. Selon lui, "une start-up" avec "des employés plutôt jeunes" aurait un index senior défavorable par rapport aux autres entreprises du même secteur, et prendrait donc "une amende". "Cela n'a pas de sens", regrette-t-il. A contrario, "il y a des métiers pour lesquels l'expérience paie, par exemple dans les ressources humaines". Les entreprises auraient alors de bons taux d'emploi de seniors et recevraient "un bonus". "Cela ne fonctionne pas", poursuit-il.

Lui milite plutôt pour une comparaison au sein même de l'entreprise dans le temps. "Que chaque année, dans le cadre du dialogue social, on remarque qu'il y avait 10% de plus de 60 ans dans l'entreprise, et qu'on sache pourquoi on est passé à 9%, cela me paraît assez légitime", assure Geoffroy Roux de Bézieux. "Je suis ouvert à rediscuter avec les syndicats, à voir comment on suit cela au niveau des entreprises."

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Autre mesure passée à la trappe : le CDI senior. Ajouté par le groupe LR au Sénat, ce contrat devait inciter les entreprises à embaucher des chômeurs de longue durée de plus de 60 ans en les exonérant de certaines cotisations. Cette fois, le président du Medef semble plus sceptique. "Je ne sais pas si c'est l'alpha ou l'oméga", répond-il. "Le premier problème est de garder les seniors. Et il y a eu, dans certaines grandes entreprises, des plans seniors réguliers qui étaient conçus pour offrir, avec souvent une négociation avec les syndicats, un départ prématuré."

I.N

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