XV de France féminin. Le 6 Nations, la « revanche » des médaillées à Auckland

Ouest France - 22/04
Boulard, Llorens, Hermet, Filopon… Elles faisaient partie de l’équipe qui avait terminé troisième de la dernière Coupe du monde de rugby en Nouvelle-Zélande en octobre et novembre dernier. Mais depuis, le nouveau duo d’entraîneurs du XV de France féminin a décidé de les concurrencer. Une stratégie qu’ils assument et qui, pour l’instant, a l’air de marcher, à l’aube des deux derniers matches du 6 Nations.

Alors que l’encadrement du XV de France féminin pousse dans le grand bain toujours plus de jeunes joueuses depuis le début du Tournoi des six nations, les Bleues médaillées de bronze au Mondial l’automne dernier n’ont pas dit leur dernier mot. Ainsi, les neuf essais marqués dimanche à Vannes face à l’Écosse (55-0) l’ont tous été par des Bleues « bronzées » à Auckland en novembre, dont certaines peu utilisées depuis. Parmi elles, Émilie Boulard (Blagnac, 21 sél.), qui a réussi un triplé.

La joueuse de 23 ans, qui avait débuté le Mondial en Nouvelle-Zélande à l’aile avant de basculer au poste de n°15 à partir des Fidji (44-0) en poules, s’y était ensuite imposée en phase finale au détriment de Chloé Jacquet. Au point de disputer l’intégralité du quart contre l’Italie (39-4) et surtout la demi-finale face aux Black Ferns néo-zélandaises (perdue 25-24).

C’est donc logiquement que David Ortiz et Gaëlle Mignot, entraîneurs-adjoints en Nouvelle-Zélande avant de prendre du galon fin 2022 à la place de Thomas Darracq, l’ont titularisée lors du premier match du Tournoi à Parme.

De médaillées à « helpers »

Mais Boulard n’y a pas brillé : effacée, elle a déçu et, contre l’Irlande à Cork, elle s’est retrouvée du côté des « helpers », ces joueuses que Mignot et Ortiz désignent pour « aider » celles ins...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...