VIDÉO - Allocution d'Emmanuel Macron : une mairie de Lyon vandalisée, un poste de police incendié

LCI - 18/04
[VIDÉO] - Plusieurs incidents ont émaillé, lundi 17 avril, les cortèges "sauvages", en marge de la prise de parole d'Emmanuel Macron. À Lyon, le rassemblement a dégénéré, la mairie du Ier arrondissement et un poste de police ont été attaqués.

Plusieurs incidents ont émaillé, lundi 17 avril, les cortèges "sauvages", en marge de la prise de parole d'Emmanuel Macron.
À Lyon, le rassemblement a dégénéré, la mairie du Ier arrondissement et un poste de police ont été attaqués.

La soirée avait commencé dans les chants et les coups de casseroles. Elle s'est terminée avec une mairie d'arrondissement vandalisée et la devanture d'un poste de police incendiée. À Lyon, plusieurs incidents ont éclaté, lundi 17 avril peu après 21h, en marge de l'allocution télévisée d'Emmanuel Macron, après un rassemblement pacifique devant l'Hôtel de ville, où 1400 personnes s'étaient réunies, au son des casseroles et encadrées par une quinzaine de fourgons de CRS, pour protester contre la loi de la réforme des retraites. Le cortège improvisé est partie arpenter les rues du quartier de la Croix-Rousse. 

"Lors de cette manifestation sauvage", un groupe "violent" a forcé une porte de la mairie du Ier arrondissement avant de s'y introduire et d'en taguer les murs de l'entrée, a relaté dans un communiqué la préfecture du Rhône. D'autres ont incendié la devanture du poste de police municipale et dans le même temps, un incendie s'est déclaré au sous-sol d'un immeuble mitoyen. Sur le parcours de cette manifestation "non déclarée", des jets de projectiles et des tirs de feux d'artifice ont visé les forces de l'ordre, qui ont alors répliqué par des tirs de gaz lacrymogène. Deux policiers ont été blessés au cours de la soirée.

Lyon : une mairie et un poste de police pris pour cibleSource : TF1 Info

Sur Twitter, le maire EELV de Lyon, Grégory Doucet, a "condamné fermement ces actions menées contre des services essentiels pour les Lyonnais", dénonçant "une atteinte aux bien communs". "L'opposition à la réforme des retraites et à celles et ceux qui la portent ne peut justifier en rien la violence", a-t-il poursuivi. "Je remercie les pompiers, policiers et agents de la ville qui sont intervenus rapidement. Nous restons mobilisés." La préfète de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Fabienne Buccio, a elle assuré de son soutien les forces de l'ordre "mobilisées pour mettre fin à cette manifestation sauvage." 

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Des rassemblements ont aussi laissé place à des manifestations sauvages à Paris, Nantes ou encore Angers, où des petits groupes ont allumé des feux de poubelles. À Caen, 900 personnes ont pris part à une "manifestation non déclarée", commettant de nombreuses dégradations. Sept personnes ont été interpellées. À Saint-Etienne, la préfecture a fait état de tags, poubelles incendiées et bris de vitrines, notamment d'une agence bancaire. À Strasbourg, quelques centaines de personnes ont improvisé des barricades au milieu des rues à l'aide de conteneurs ou d'objets de chantier pour barrer la route à la police. Pour les disperser, les forces de l'ordre ont fait à plusieurs reprises usage de gaz lacrymogène. Le bilan, en zone police et hors Paris et petite couronne, fait état 51 interpellations, 49 personnes placées en garde à vue et 6 policiers blessés.

Y.R. avec le service police-justice de TF1-LCI

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