Luxembourgeois d’origine étrangère, Luxembourgeois racisés, étrangers devenus luxembourgeois : pas simple pour ces élus communaux au parcours singulier de s’imposer en politique, malgré les beaux discours sur la diversité.
Alors que leur mandat s’achève, cinq élus partagent les obstacles auxquels ils ont été confrontés. Loin de se décourager, tous sont prêts à rempiler.
José Vaz Do Rio «Je me sentais légitime, mais j’ai dû renoncer»
Premier échevin à Bettendorf depuis six ans, il se présente à nouveau. (Photo: Alain Rischard)
La langue, c’est ce qui a empêché José Vaz do Rio, arrivé en tête des élections communales de Bettendorf en 2017, de s’asseoir dans le fauteuil de bourgmestre.
Originaire du Portugal et engagé de longue date au service de ses concitoyens, il a décliné le poste au lendemain du scrutin : «Je me sentais légitime, après six ans en tant que conseiller communal et avec le soutien des électeurs, mais j’ai dû renoncer. La loi est claire : les réunions du conseil doivent se tenir en luxembourgeois, et mon niveau n’est pas suffisant», reconnaît-il.
Aucune amertume cependant pour ce retraité de l’usine Goodyear de Colmar-Berg, car il estime que «diriger une commune est avant tout un travail d’équipe». C’est donc en tant qu’échevin qu’il a mené ces six ans de mandat, ce qui occupe une grande partie de son temps – au grand dam de son épouse.
L’envie de se rendre utile
Cette année, il se lance à nouveau dans la course, à 66 ans et sans étiquette, même s’il se sent proche des idées du DP. Au Luxembourg depuis 35 ans, José Vaz do Rio n’a jamais été confronté à la xénophobie, au contraire : «Les gens ont toujours été formidables, en m’acceptant à bras ouv... [Courte citation de 8% de l'article original]
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