Retraites : "Pas de retrait, pas de JO", la menace qui divise les opposants

LCI - 17/04
[VIDÉO] - Des opposants à la réforme des retraites menacent de perturber l'organisation des Jeux olympiques de Paris l'an prochain. Sur Twitter, ils ont lancé le hashtag #PasDeRetraitPasDeJO. Mais il ne fait pas l'unanimité : le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, estime qu'il "est hors de question de faire ce type de menace", tandis que Force ouvrière "n'encourage pas" cette initiative.

Des opposants à la réforme des retraites menacent de perturber l'organisation des Jeux olympiques de Paris l'an prochain.
Sur Twitter, ils ont lancé le hashtag #PasDeRetraitPasDeJO.
Mais il ne fait pas l'unanimité : le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, estime qu'il "est hors de question de faire ce type de menace", tandis que Force ouvrière "n'encourage pas" cette initiative.

Comment faire reculer Emmanuel Macron et le gouvernement sur la réforme des retraites désormais promulguée ? C'est la question que se posent les opposants au report de l'âge légal à 64 ans, et certains d'entre eux veulent employer la manière forte. Depuis la décision du Conseil constitutionnel, vendredi 14 avril, des menaces de perturbation des Jeux olympiques de Paris 2024 circulent sur les réseaux sociaux. Sur Twitter, le hashtag #PasDeRetraitPasDeJO a fait partie des plus relayés au cours du week-end.

Une image du logo de Paris 2024 devant des poubelles en feu et l'inscription "Pas de retrait, pas de JO" fait le bonheur d'une partie des opposants à la réforme des retraites. Un message par exemple relayé ce lundi matin par Taha Bouhafs, éphémère candidat de La France insoumise aux dernières élections législatives, et largement repris en réponse au dernier tweet de Tony Estanguet, le président du Comité d'organisation des Jeux.

"Ce n'est pas une action de l'intersyndicale"

Empêcher le bon déroulé de l'événement planétaire, au moment où le monde entier aura les yeux rivés sur la France, voilà l'idée pour tenter de faire plier le gouvernement. Mais elle ne suscite pas, loin de là, l'enthousiasme des syndicats. À commencer par Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, en première ligne au sein de l'intersyndicale depuis début janvier. "Les JO, ça doit être une fête, un moment magique pour ceux qui aiment le sport. Donc, il est hors de question de faire ni ce type de menace, ni ce type d'action pendant les JO", a martelé le syndicaliste sur France 2.

Laurent Berger préfère surfer sur la bonne image de l'intersyndicale. Même si les mobilisations n'ont pas empêché Emmanuel Macron de promulguer la loi, elles bénéficient d'une forte adhésion au sein de la population. "Le syndicalisme a une image qui a été redorée dans cette période, il a assumé sa part de responsabilité, nous avons dit les choses franchement, parfois un peu vertement, nous n'avons jamais passé la ligne jaune", a-t-il fait valoir. "Nous ressortons plutôt grandis de cette période, je ne suis pas pour qu'on embête le bon fonctionnement des JO."

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Une position partagée par Patricia Drevon, secrétaire confédérale de Force ouvrière (FO). Perturber les Jeux olympiques, "nous ne l'encourageons pas", indique-t-elle à TF1info. D'après elle, cette idée ne trotte pas dans la tête des dirigeants de l'intersyndicale. "Cela n'a pas du tout fait l'objet de nos débats", assure-t-elle, "ce n'est pas une action de l'intersyndicale." La cérémonie d'ouverture est prévue dans 466 jours.

Idèr NABILI

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