REPORTAGE. Quand la danse aide à se battre contre la maladie de Parkinson

Ouest France - 16/04
Kinésithérapeute passionnée de danse, Caroline Tharreau-Girard propose depuis l’automne 2022, à Doué-en-Anjou (Maine-et-Loire), des cours de danse-thérapie pour des malades de Parkinson ou des personnes souffrant de troubles neurologiques. Une heure par semaine qui permet de sortir de son quotidien de patient, de travailler l’équilibre mais aussi d’acquérir de nouveaux automatismes. Reportage.

C’est une salle de danse à peu près comme toutes les autres. Un parquet clair flanqué de grands miroirs latéraux et de barres horizontales. Le tout posé dans une petite zone commerciale dans le sud de Doué-la-Fontaine, commune déléguée de Doué-en-Anjou, dans le Maine-et-Loire.

La musique porte et soutient

À l’intérieur, la musique porte et soutient des danseuses et danseurs un peu particuliers. Ce jeudi de la fin du mois de mars, six femmes et un homme dansent debout ou assis sur des chaises, en suivant les exercices de leur kinésithérapeute, Caroline Tharreau-Girard. Tous sont malades. Cinq sont atteints de la maladie de Parkinson, à un stade différent, une autre souffre des lombaires et la dernière d’une sclérose en plaques.

Pour autant, personne ne se plaint. Au contraire, les uns et les autres sourient, se chambrent gentiment. « La seule chose que je demande, c’est que tout le monde aille à fond de ses possibilités », explique la kiné-danseuse. Et chacun adapte ses efforts à sa forme du moment. « On a quand même le droit de s’asseoir si on fatigue », lâche l’une des danseuses dans un clin d’œil.

Les malades sortent du soin « classique » avec ces cours de danse. Ici, pas de blouse blanche ou de médicament. | MATHIEU PATTIER, OUEST-FRANCE Voir en pl...
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