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François Ricard et la mort lyrique
Éric Bédard - Le Devoir -
15/04
L’angoisse de la mort, la génération lyrique voudra la fuir, comme elle a souvent fui le tragique de la vie.
Une fois par mois, sous la plume d’écrivains du Québec, Le Devoir de littérature propose de revisiter à la lumière de l’actualité des œuvres du passé ancien et récent de la littérature québécoise. Découvertes ? Relectures ? Regard différent ? Au choix. Une initiative de l’Académie des lettres du Québec en collaboration avec Le Devoir.
En décembre dernier, le rapport de la Commission sur les soins de vie nous informait que 5 % des Québécois décédés en 2021-2022 s’étaient prévalus de l’aide médicale à mourir, une hausse de 1,7 % par rapport au précédent bilan (2020-2021). Lorsqu’on compare le Québec à d’autres sociétés ayant adopté des législations semblables, les gens d’ici seraient plus nombreux à opter pour cette mort contrôlée. Président de la Commission, le docteur Michel Bureau estimait qu’il fallait y voir un « large consensus social », une approche « en adéquation avec les valeurs et les attentes des Québécois ».
Ces chiffres m’ont ramené à La génération lyrique, un essai marquant publié en 1992, signé François Ricard, grand spécialiste de Gabrielle Roy et de Milan Kundera, décédé subitement l’an dernier.
En février dernier, le gouvernement présentait un projet de loi qui prévoit un élargissement de l’aide médicale à mourir aux Québécois atteints d’un « handicap neuromoteur grave et incurable ». La ministre Sonia... [Courte citation de 8% de l'article original]
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