Réforme des retraites : l'intersyndicale veut faire du 1er mai une "journée de mobilisation exceptionnelle"

LCI - 14/04
[VIDÉO] - Le Conseil constitutionnel n'a pas censuré entièrement la réforme des retraites, qui devrait être promulguée dès la fin du week-end. Mais les syndicats n'entendent pas abandonner leur combat, et souhaitent mobiliser massivement le 1er mai prochain. L'intersyndicale appelle les salariés à faire de cette date une "journée de mobilisation exceptionnelle et populaire contre la réforme des retraites et pour la justice sociale".

Le Conseil constitutionnel n'a pas censuré entièrement la réforme des retraites, qui devrait être promulguée dès la fin du week-end.
Mais les syndicats n'entendent pas abandonner leur combat, et souhaitent mobiliser massivement le 1er mai prochain.
L'intersyndicale appelle les salariés à faire de cette date une "journée de mobilisation exceptionnelle et populaire contre la réforme des retraites et pour la justice sociale".

Leur combat n'est pas terminé, assurent les syndicats. Ils font désormais du 1er mai la future échéance importante pour se mobiliser contre la réforme des retraites et faire plier le gouvernement. Ce vendredi, à l'issue de la décision du Conseil constitutionnel de ne censurer que partiellement la loi controversée, ils ont appelé tous les Français qui y sont opposés à descendre dans la rue.

"Retraites : ce n'est pas fini", ont réagi les huit principaux syndicats français et cinq organisations dans un communiqué diffusé en début de soirée. L'intersyndicale appelle les salariés à faire du lundi 1er mai une "journée de mobilisation exceptionnelle et populaire contre la réforme des retraites et pour la justice sociale". "J'appelle à venir manifester très massivement partout en France, comme cela a été fait depuis début janvier", a également déclaré le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger sur TF1, "pour dire non aux 64 ans et dire aussi qu’il faut agir dans les conditions de travail".

"Un raz-de-marée populaire et historique"

"L'ensemble des organisations syndicales donnent rendez-vous le 1er mai à l'ensemble des Français pour un raz-de-marée populaire et historique", a déclaré la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, au milieu des manifestants rassemblés place de l'Hôtel-de-Ville à Paris. Frédéric Souillot (Force ouvrière) a estimé que la décision du Conseil constitutionnel ne "bouscul(ait) pas le calendrier de l'intersyndicale" qui "va continuer à demander le retrait par la mobilisation et par une intersyndicale unie".

Les partenaires sociaux misent sur l'organisation de journées d'action plus espacées qu'actuellement, de plus grande ampleur, avec l'espoir qu'elles aient plus d'impact. "J'en appelle à chaque salarié ou citoyen qui s'est mobilisé au moins une fois depuis début janvier de venir pour dire non" à la réforme, a d'ailleurs espéré Laurent Berger sur TF1.

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D'ici-là, les syndicats qui implorent le chef de l'État de ne pas promulguer la loi, refuseront de se rendre à l'Élysée, où Emmanuel Macron les avait invités à discuter mardi prochain. Ils "n'entreront (...) pas dans un agenda politique qui nécessiterait un rendez-vous en urgence et dont l'ordre du jour ne serait pas le retrait de la réforme", et font savoir qu'ils "décident d'ici le 1er mai de ne pas accepter de réunions avec l'exécutif". L'intersyndicale exprime ainsi sa volonté à ne pas lâcher du lest et à poursuivre le combat de son côté, sans dialoguer avec l'exécutif, quelques jours après une réunion qualifiée d'"échec" avec Elisabeth Borne.

J.F

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