Le luminol, le recours aux animaux pour reconnaître des odeurs, le moulage d'empreinte... Autant de techniques qui n'ont que peu changé pour résoudre des affaires criminelles. Pourtant, les nouvelles technologies viennent de plus en plus souvent en aide aux enquêteurs, et révolutionnent les techniques d'enquête. Regardez dans cet article, et dans le sujet vidéo ci-dessus, comment seront résolus les crimes dans le futur.
La lampe à UV est LA star des séries policières. Mais dans la réalité, elle n'est pas infaillible. Elle détecte parfois des choses inutiles, comme le détergeant et le calcaire autour d'un évier. Soit autant de traces que l'on voit, mais dont on ignore la nature.
Un petit spray a révolutionné le travail des enquêteurs. En aspergeant de ce produit, une réaction chimique se déclenche et, instantanément, des traces permettant à l'enquête d'avancer apparaissent. Jusqu'à cette invention, rien ne le permettait de le détecter efficacement. Ce produit made in France est utilisé par la police depuis deux ans. Efficace en intérieur, mais aussi en extérieur…
Une avancée cruciale dans les enquêtes pour viol et agression sexuelle, d'autant que les preuves y sont souvent rares.
Les techniques d'identification ont évolué. Sur une scène de crime, on peut désormais voir un scanner 3D très puissant. Une fois numérisé, le résultat s'avère bluffant, à l'instar de cette représentation en relief exacte de l’original, à l'aiguille de pin et au millimètre près. Une précision donc vitale pour l'enquête.
Du tout petit au très grand, les policiers reconstituent des scènes de crime entières, tout un bâtiment s'il le faut, via des photos pour figer des indices ou complètement en 3D, comme cette maison (image ci-dessus). Ils peuvent ainsi faire précisément la reconstitution d'une scène "pour se substituer à une scène entièrement disparue, comme un incendie, ou pour éviter aux victimes de retourner sur des lieux traumatisants pour eux", explique Grégory Briga, chef de groupe dans le sujet en tête d'article. Ces restitutions numériques existent depuis 2 ans et demi par les policiers.
De nouveaux experts formés ou recrutés parmi les spécialistes, comme les graphistes venus du jeu vidéo.
Dans un laboratoire, les gendarmes développent une technique pour coincer les criminels, grâce à leur odeur. Pour la simple et bonne raison que notre odeur est unique et les gendarmes veulent en faire un marqueur indéniable de l’identité d’une personne, comme les empreintes et l’ADN. Soit, selon Guillaume Cognon, chef d'escadron à l'Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale (IRCGN), "exploiter une trace criminalistique encore inexploitée dans les laboratoires et proposer un outil supplémentaire aux magistrats".
Cette technologie est toujours en développement, elle ne remplace donc pas les chiens renifleurs des polices scientifiques qui arrivent à reconnaître deux odeurs identiques en moins d'une seconde. Ils ont depuis 20 ans permis l'arrestation de plusieurs coupables. Une technique qui, si elle a fait ses preuves, donne envie de poursuivre les améliorations et les innovations.
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