Ils ont passé les auditions à l’aveugle dos à la scène. Les voici désormais au cœur de l’action. Car c’est depuis le centre du plateau que les quatre coachs de la 12e saison de "The Voice" assisteront dès ce samedi 15 avril aux battles. Chacun leur tour, Amel Bent, Zazie, Vianney, Bigflo et Oli prendront place dans un fauteuil installé entre les talents qui défendront deux par deux leur place sur une même chanson. "L’idée peut sembler un peu étrange sur le papier, mais elle est en fait extrêmement redoutable", résume pour TF1info Pascal Guix, producteur artistique de l’émission.
Au départ, ça ne m’a pas plu
Amel Bent
Pourtant, parmi les premiers concernés, tous n’ont pas été séduits par le concept. "Je vous dis la vérité ? Au départ, ça ne m’a pas plu", a révélé Amel Bent lors de la présentation de la saison à la presse. "Le regard est hyper important pour moi. Quand mes talents chantent, je leur envoie plein de choses en les regardant. Là, ça a coupé le lien", notait-elle. "Il y a du pour et du contre, comme le dit Amel Bent", acquiesce Pascal Guix. "Les coachs ressentent plus les choses, mais d’autres leur échappent", poursuit-il, affirmant que les cinq artistes sont au final "globalement très satisfaits de ce changement parce qu’ils arrivent à beaucoup plus palper les émotions des talents qu’avant".
"Les coachs sont un peu moins avec leurs camarades, mais l’important, c’est qu’ils soient en connexion avec leurs talents. Et là pour le coup, l’immersion fonctionne à plein", tease Pascal Guix. Cette proximité nouvelle est "un plus très intéressant pour la suite, qui va créer de vrais déchirements au moment des départs. Humainement, c’est beaucoup plus intéressant pour les coachs. Ils vivent l’instant à 200% et sont moins dans une posture de juges comme dans un télécrochet classique", poursuit-il. En témoigne une séquence qui verra Bigflo et Oli accompagner un groupe à la trompette et au cajon. Vianney fera de même à la guitare.
Il n’y a pas de filtre avec Bigflo et Oli, ils vont tout dire
Pascal Guix, producteur artistique de "The Voice"
L’interprète de "Pas là" se montrera aussi très présent au moment d’encourager l’une de ses jeunes chanteuses qui a oublié son texte. "Ça, c’est des choses qu’on n’avait jamais eues avant", insiste Pascal Guix. Avant sa saison 12, "The Voice" n’avait jamais accueilli non plus de double fauteuil. Façonné pour héberger les nouveaux coachs Bigflo et Oli, il a été remisé au placard le temps des battles. "Ça aurait été étrange de voir ensuite un coach seul s’installer dedans. On a préféré l’option d’un fauteuil simple. Ce sont de jeunes rappeurs, il n’y a pas de problème à s’asseoir sur l’accoudoir", s’amuse le producteur.
Selon lui, Bigflo et Oli "vont vivre les battles de façon encore plus forte que les trois autres, qui avaient un peu l’habitude de cette étape. Il n’y a pas de filtre avec eux, ils vont tout dire. Ça a parfois été très difficile pour eux de faire un choix". "Il y a une part de vérité qui se dégage sur cette saison. Ils déteignent tous les uns sur les autres, il y a une espèce de lâcher prise et de parler vrai qui est très puissant cette année. Il y a des discussions à bâtons rompus entre coachs et talents… Il y a une énergie folle, c’est très jouissif", sourit Pascal Guix au bout du fil. C’est vrai que les deux frères toulousains, en particulier l’aîné, apportent une fraîcheur et un humour bienvenus dans la mécanique bien huilée de "The Voice". Pas un prime ne se passe sans que Bigflo ne s’adresse directement aux téléspectateurs, en jouant avec la caméra.
"Il ne se pose pas trop de questions et ça se ressent. Il n’y a pas de posture. Il vit le truc comme il a envie de le vivre et le partage avec un tel naturel et une telle sympathie... (…) Je vous avoue qu’au début je me suis demandé si j’allais pouvoir garder ça au montage parce que c’est assez original. Mais il était tellement drôle qu’on l’a gardé", révèle Pascal Guix. Après les battles, les Toulous...
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