Ce que cachent les attaques de Borne sur les « ambiguïtés avec l’islamisme » de la LDH

Romain Herreros - Huffpost FR - 13/04
Dans le sillage de Gérald Darmanin, la Première ministre a instruit un procès en dérive visant l’association centenaire.
CHARLY TRIBALLEAU / AFP Élisabeth Borne photographiée lors de son déplacement à Rodez le 7 avril (Charly TRIBALLEAU / AFP)
CHARLY TRIBALLEAU / AFP
Élisabeth Borne photographiée lors de son déplacement à Rodez le 7 avril (Charly TRIBALLEAU / AFP)

POLITIQUE - Malgré le caractère flou de cette attaque, celle-ci est particulièrement infamante. « Ambiguïtés avec l’islamisme radical », voilà ce que la Première ministre Élisabeth Borne a lâché, au détour d’une réponse sur les menaces à peine voilées de Gérald Darmanin au sujet de la Ligue des Droits de l’Homme en marge des affrontements déplorés à Sainte-Soline.

« J’ai beaucoup de respect pour ce que la LDH a incarné » mais « je ne comprends plus certaines de ses prises de position », a déclaré la cheffe du gouvernement, en pointant donc ces fameuses « ambiguïtés », sans pour autant s’étendre sur le sujet ou appuyer son propos sur des exemples concrets étayant ce constat. Mais qu’est-il reproché au juste à l’association de défense des droits de l’homme ?

Un procès en « dérive »

Depuis la menace exprimée par Gérald Darmanin, plusieurs détracteurs de l’association, créée au moment de l’affaire Dreyfus en 1898, affirment que la LDH a opéré une sorte de virage au mitan des années 2000, en épousant les luttes antiracistes touchant les personnes issues de l’immigration. Ce qui aurait conduit l’association à se focaliser sur les discriminations et l’islamophobie, au risque de se montrer, selon...
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