Réforme des retraites : quelle que soit la décision du Conseil constitutionnel, la mobilisation se poursuivra

LCI - 13/04
[VIDÉO] - Si le Conseil constitutionnel décide de valider ou censurer seulement partiellement la réforme des retraites, la gauche et les syndicats préviennent que la mobilisation se poursuivra. "Ce n’est pas le dernier jour de mobilisation, on va se revoir encore beaucoup", a assuré la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet. Toutefois, si la gauche est sur la même ligne, Laurent Berger (CFDT) est moins catégorique.

Si le Conseil constitutionnel décide de valider ou censurer seulement partiellement la réforme des retraites, la gauche et les syndicats préviennent que la mobilisation se poursuivra.
"Ce n’est pas le dernier jour de mobilisation, on va se revoir encore beaucoup", a assuré la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet.
Toutefois, si la gauche est sur la même ligne, Laurent Berger (CFDT) est moins catégorique.

Le verdict du Conseil constitutionnel est attendu avec impatience, il doit tomber ce vendredi 14 avril en fin de journée. Mais quelle que soit la position de l'institution sur la constitutionnalité de la réforme des retraites, la mobilisation contre le texte se poursuivra, ont prévenu les syndicats et les partis de gauche. La journée de grève de ce jeudi 13 avril pourrait ne pas être la dernière.

"La mobilisation est loin de s'arrêter (…) Les salariés ne lâcheront pas tant qu'il n'y aura pas le retrait de la réforme des retraites", a assuré la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, ce jeudi matin depuis un piquet de grève à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne). "Ce n’est pas le dernier jour de mobilisation, on va se revoir encore beaucoup", "le mot d'ordre est toujours le même : tant que cette réforme ne sera pas retirée, la mobilisation continuera d'une manière ou d'une autre", a-t-elle poursuivi.

Avant le départ de la manifestation parisienne ce jeudi, le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a confirmé que le combat syndical contre la réforme des retraites était "loin d'être terminé", se projetant vers de "grandes manifestations populaires le 1er mai". Toutefois, il avait indiqué mardi sur LCI que la suite du mouvement se déciderait avec l'intersyndicale.  "Mais il est clair que la CFDT ne fera pas des manifestations pendant six mois", avait-il ajouté, ajoutant qu'il faudrait attendre "le début de la semaine prochaine" pour savoir si la manifestation prévue aujourd'hui serait la dernière.

Mercredi soir sur BFMTV, la députée écologiste Sandrine Rousseau avait également affirmé : "Nous continuerons la lutte quelle que soit la décision du Conseil constitutionnel. S'il n'invalide pas la loi, nous continuerons avec le référendum d'initiative partagée, le soutien aux grévistes partout où il est possible de le faire. Le rapport de force n'est pas encore terminé." Selon elle, "les gens ne sont pas fatigués de demander des droits, le respect de leur travail". 

Décider qu'un texte de loi est compatible avec la Constitution ne rend pas obligatoire d'être d'accord avec"

Manuel Bompard

Le leader insoumis Manuel Bompard a exprimé la même position ce jeudi matin sur France 2. "La mobilisation" doit se poursuivre "quelle que soit la décision du Conseil constitutionnel", "parce que ce texte de loi ne doit pas voir le jour, il est rejeté par 70% des Français". "Le fait de décider qu'un texte de loi est compatible avec la Constitution ne rend pas obligatoire d'être d'accord avec", a-t-il ajouté comme justification, estimant que cela ne valait pas remise en cause de la légitimité de la décision de l'institution. Il pense toutefois que "ce texte n'a pas de légitimité à l'Assemblée nationale". 

Sur Public Sénat, l'Insoumis Alexis Corbière a averti d'une possible radicalisation de la contestation contre la réforme des retraites "si le gouvernement dit 'allez vous faire voir', si le Conseil constitutionnel ne lâche rien". "Que l’on ne s’étonne pas lorsqu’on enrage les gens, lorsqu’on les humilie, de créer des réactions", a-t-il déclaré.

À l'issue du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, a rappelé que "le Conseil constitutionnel a droit à ce que la décision qui sera rendue soit respectée par tous". Même si le gouvernement respecte "les mouvements qui souhaitent s'exprimer" dans la non-violence.

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Bientôt une rencontre entre Macron et l'intersyndicale

Emmanuel Macron avait promis la semaine dernière de rencontrer l'intersyndicale après la décision du Conseil constitutionnel, et mercredi à Amsterdam, il a réitéré son invitation, promettant "dans un esprit de concorde" un "échange qui permettra d'engager la suite et de tenir compte" du verdict des Sages. Mais Sophie Binet prévient "qu'il n'a rien compris de ce qu'il s'est passé avec Elisabeth Borne", rappelant que les syndicats avaient quitté la table des discussions, car la Première ministre "ne voulait pas parler du retrait de la réforme des retraites. C'est la même chose pour Emmanue...
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