Intelligence artificielle : comment ChatGPT s'y prendrait pour mettre fin à la guerre en Ukraine

LCI - 13/04
[VIDÉO] - Le robot conversationnel ChatGPT, basé sur l'intelligence artificielle, a proposé une issue à la guerre en Ukraine. C'est un journal allemand qui l'a sollicité afin de réfléchir à une sortie de crise. Les propositions qui sont avancées, sans surprise, ne font pas l'unanimité.

Le robot conversationnel ChatGPT, basé sur l'intelligence artificielle, a proposé une issue à la guerre en Ukraine.
C'est un journal allemand qui l'a sollicité afin de réfléchir à une sortie de crise.
Les propositions qui sont avancées, sans surprise, ne font pas l'unanimité.

Pour rétablir la paix en Europe, les nations pourront-elles s'appuyer à l'avenir sur la technologie et les avancées de l'intelligence artificielle ? Le journal allemand Berliner Zeitung a en tout cas conduit une expérience inhabituelle, demandant à l'agent conversationnel ChatGPT de plancher sur une résolution du conflit entre la Russie et l'Ukraine. L'IA a alors proposé un accord de paix censé être équilibré, faisant la part belle au compromis entre les deux camps.

Un cessez-le-feu immédiat comme préambule

Le journal allemand n'a pas pris position par rapport aux conclusions de ChatGPT, et relate simplement les mesures qui ont été suggérées. Parmi elles, on retrouve en premier lieu l'instauration d'un "cessez-le-feu immédiat et durable". Celui-ci prévoirait un retrait des troupes russes, afin que celles-ci retrouvent "leurs positions d’avant le début de la guerre, en février 2022". Un premier point de tension potentiel puisque dans les rangs ukrainiens, on ne considère pas cette date comme le début du conflit, ce dernier étant initié aux yeux de Kiev en 2014-2015.

Autre suggestion de ChatGPT, la mise en place d'une "zone démilitarisée le long de l’actuelle ligne de front". Pour la fixer, des experts indépendants internationaux pourraient être sollicités, aux côtés d'officiels russes et ukrainiens. Une telle zone, qui n'est pas sans rappeler celle qui sépare aujourd'hui les deux Corées, pourrait alors se trouver sur la supervision d’organisations internationales, qui en garantiraient la sécurité.

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Le statut de régions, comme celles de Donetsk et de Louhansk, revendiquées par la Russie et où se sont tenus des référendums d'annexion non reconnus par les Occidentaux, serait, lui aussi, revu si l'on suivait les préconisations de ChatGPT. Ces vastes zones reviendraient de droit dans le giron ukrainien, mais seraient concernées par l'instauration d'un "statut autonome particulier". Dans le même temps, l'Ukraine serait tenue de "respecter et défendre les droits des populations russophones dans ces régions". 

L'agent conversationnel soumet une série de résolutions visant à normaliser les relations entre les deux pays et à favoriser le dialogue. Tout en ajoutant, parmi les engagements à tenir, le fait pour les deux parties de s'engager, "de concert avec la communauté internationale, à soutenir la reconstruction des zones touchées et à fournir une aide humanitaire à la population civile touchée". ChatGPT a par ailleurs rédigé deux lettres pouvant être adressées par le chancelier allemand Olaf Scholz aux dirigeants russes et ukrainiens. Les intérêts russes sont notamment évoqués dans la missive à destination de Vladimir Poutine. "Nous reconnaissons que la Russie a des intérêts légitimes en matière de sécurité et pensons qu'elle sera mieux protégée par des structures de sécurité coopératives et un dialogue constructif", peut-on notamment lire.

TD

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