Avignon, correspondance particulière
« Bonjour, je m’appelle Tiago Rodrigues et je travaille au Festival d’Avignon » lance l’artiste portugais, l’air faussement impressionné. Rires dans le public. Le nouveau directeur du « plus beau festival du monde » impose sa patte : humour, simplicité et générosité.
Le fil rouge de cette 77e édition est clair : parité, diversité, engagement écologiste. Premier acte fort : confier la Cour d’honneur du Palais des Papes à une metteuse en scène, en l’occurrence Julie Deliquet, directrice du TGP de Saint-Denis. Depuis Ariane Mnouchkine (en 1982 et 1984), aucune autre femme n’avait été conviée dans le lieu emblématique du festival. Il aura fallu que de l’eau coule sous le pont (d’Avignon) pour que cette anomalie soit corrigée.
C’est donc Julie Deliquet, qui ouvrira les festivités avec Welfare, d’après le film documentaire éponyme de Frederick Wiseman. Cette pièce propose une plongée dans l’univers cynique des guichets de l’assistance sociale, à New York. Des individus aux parcours cabossés et aux métiers dévalorisés se succéderont pour tenter de survivre dans un monde...
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