Ce qu’il faut voir en salles
L’ÉVÉNEMENTDONJONS & DRAGONS- L’HONNEUR DES VOLEURS ★★☆☆☆
De John Francis Daley et Jonathan Goldstein
L’essentiel
Une adaptation très premier degré du célèbre jeu de rôle qui accouche d’un blockbuster qui ne prend pas de risques en misant tout sur son parcours
Une bande d’aventuriers lutte contre le complot d’une bande de mages maléfiques... Adapter Donjons & Dragons au premier degré, pourquoi pas ? Mais pourquoi, en fait ? Le film se situe dans les Royaumes oubliés, son univers le moins palpitant, conçu d’abord pour y jouer, et qui à l’écran paraît terriblement fade, sans personnalité aucune. Le public de 2023 est-il considéré comme les cols blancs du marketing incapables de digérer autre chose que du Marvel au cinéma ? Car L’Honneur des voleurs ressemble à un blockbuster conçu par un comité de production cherchant à imiter les trucs et astuces des derniers opus du MCU. Un horizon de cinéma bien peu excitant pour un récit bien longuet que ne parvient pas à sauver un casting pourtant convaincant.
Sylvestre Picard
Lire la critique en intégralitéPREMIÈRE A ADORE
SUZUME ★★★★★
De Makoto Shinkai
Suzume met en scène une jeune fille de 17 ans sur la trace d’un chat parti ouvrir une série de portes disséminées dans tout le Japon ; portes qui ouvriront la voie à une série de désastres gigantesques, situées dans des ruines où l’on doit être à l’écoute des fantômes du passé pour pouvoir accomplir le rituel fermant les portes de la destruction. Un fabuleux road trip adolescent, rythmé par les alertes séisme apparaissant sur les smartphones, où l’héroïne traverse le pays d’ouest en est, aidée par une série de rencontres fortuites. Une leçon de narration autant qu’une leçon de technique visuelle, bref une vraie leçon de cinéma où Makoto Shinkai s’amuse en outre avec les propres codes de l’entertainment nippon tout en désamorçant avec maestria la hantise de la destruction, qui n’est plus vue comme un châtiment mais comme une partie nécessaire de la grande dynamique de la vie
Sylvestre Picard
Lire la critique en intégralitéPREMIÈRE A BEAUCOUP AIME
THE QUIET GIRL ★★★★☆
De Colm Bairéad
Adapté des Trois lumières, une nouvelle de Claire Keegan, The Quiet girl met en scène dans l’Irlande de...
[Courte citation de 8% de l'article original]