Avant de réfléchir aux issues possibles à la situation actuelle, sans doute faut-il d’abord s’interroger sur ce qui est arrivé et ce qui est en train de se passer. Affirmer d’emblée qu’il y a crise est dangereux. Le mot galvaudé risque de masquer davantage que désigner des phénomènes précis dont la conjonction crée problème. Il impose l’urgence d’une décision quand il faudrait analyser de quoi la conjoncture est faite et les stratégies qu’elle rend possibles ou pensables. L’effervescence des interprétations visant à définir la situation actuelle (crise politique ? impasse ?) montre, d’une part, qu’il y a incertitude sur la situation présente ; d’autre part, que sa définition en termes de crise (sociale ? politique ?) ne crée pas l’accord. Admettons pourtant le mot, pour l’instant.
À regarder les prises de position et les conduites tenues par les différents protagonistes du conflit (gouvernement, élus, syndicats, manifestants et...
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