Son nom a beau être coché parmi les favoris avant chaque classique flandrienne du calendrier, le palmarès de Wout Van Aert sur ses terres (2 victoires au GP E3, 1 à Gand-Wevelgem et 1 au Nieuwsblad) ne pèse pas lourd face aux quatre dizaines de bouquets récoltés depuis son passage sur route, dont 9 victoires d’étapes sur la Grande Boucle.
Et traverser la frontière franco-belge ne lui a guère plus réussi jusqu’à présent. Souvent animateur, « WVA » n’a pourtant jamais levé le pavé promis au vainqueur sur la pelouse du vélodrome roubaisien, en quatre participations. Comme un écho à sa malédiction sur le Tour des Flandres.
Encore une fois, le Belge arrive dans les Hauts-de-France sans la couronne du « Ronde », celle dont il disait en fin de semaine, avant de se frotter aux monts flamands : « Ça restera l’objectif principal de ma carrière tant que je ne l’aurai pas gagné. Sans cette victoire, je ne me sentirai jamais vraiment comme un véritable coureur de classiques. » Un constat qui résume le rapport ambigu de Van Aert avec cette séquence flandrienne. Cet après-midi, il se sait une nouvelle fois très attendu au crépuscule d’une campagne de classiques pavés où il n’a finalement remporté « que » le GP E3, laissant la victoire à son équipier, Christophe Laporte, lors de Gand-Wevelgem.
Jeudi, peu après la reconnaissance des pavés roubaisiens, effectuée sous une pluie ba...
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